LES HUSSARDS

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 Historique sous le IInd Empire et la IIIe République
(1850-1914)

 

Le 1er Hussard (Bercheny) en engagé en Crimée et se distingue à la bataille de Tratkir. Il part en Algérie en 1859. En 1860, il participe à l'expédition de Syrie, puis retourne en Algérie de 1864 et 1865. Durant la Guerre de 1870, il est à l'armée de Chalons et se distingue lors des charges de Sedan où il perd près de 50 % de son effectif à Floing, dont son lieutenant colonel.
Sous la 3e République, il est envoyé en Tunisie lors de l'expédition de 1881.

François Charles Guillaume Marie Louis de Mullenheim.

Issu d'une famille de la noblesse alsacienne, il est né le 7/4/1835 à Schlestadt. Il fait l'école de Saint Cyr (promotion de Crimée-Sébastopol 1854-1856) et à sa sortie, il rejoint le 10e régiment de dragons.

Nommé Lieutenant le 6/1/1865, il rejoint le 1er régiment de Hussards un an plus tard et sert durant une année en Algérie. En juin 1867, il est détaché comme officier d'ordonnance du général de Champéron.

Il est promu Capitaine le 28/5/1870 et, au déclanchement de la guerre de 1870, il est détaché comme officier d'ordonnance du général Tilliard.
Lors des charges de Sedan le 1/9/1870, il accompagne son général qui est tué par un éclat d'obus. Il sera lui même blessé au talon droit peu de temps après. Il réussit à échapper à la capitulation de Sedan et en janvier 1871, il est affecté au 2e hussards avec lequel il fait le siège du Paris communard dans le corps du général de Cissey. Il est décoré de la Légion d'Honneur en septembre 1871.

Il quitte l'armée peu après la guerre, le 11/6/1872, ayant choisi de rester en Alsace et donc de devenir allemand. Sur cette photo prise à Strasbourg, probablement à son retour au pays, il porte le dolman bleu ciel avec les tresses blanches et le pantalon garance caractéristiques du 1er régiment de hussards.

 Il est mort le 24/4/1881.

Photo Beaudelaire (Strasbourg)

      



Le 2e Hussard (Chamborant) en engagé durant la guerre d'Italie, notamment à Solférino où ses 5e et 6e escadrons se distinguent. En 1870, il est à l'armée du Rhin aux combats de Rezonville, de Saint Privat et de Servigny. Il participe ainsi à la grande bataille de cavalerie sur le plateau d'Yron contre le 13e dragons prussiens. Il y perd 23 officiers et 80 hommes. Le régiment est aussi engagé à l'armée de la Loire (batailles de Coulmiers), puis à l'armée de l'Est.
Sous la 3e République, il est envoyé en Algérie de 1880 à 1887 et est engagé lors de l'insurrection du sud Oranais.

Une page spéciale lui est consacrée.


Le 3e Hussard (Esterhazy) est en Algérie de 1861 à 1865 et participe aux engagements d'Aïn Zafrant et d'Aïn Malakov. En 1870 il est à l'armée du Rhin (Wissembourg et Froeschwiller), puis à l'Armée de Chalons (Sedan).  Il est aussi engagé à l'armée de Normandie.
Il est en Algérie de 1875-1876, notamment lors des opérations d'El Amri.

Une page spéciale lui est consacrée.


 Le 4e Hussard (Colonel Général) est en Crimée de 1854 à 1856 et se distingue le 29 septembre 1855 à la bataille de Kanghil en capturant plusieurs canons russes. En 1860 il est envoyé au corps d'occupation de Rome. Durant la guerre de 70, il est au 7e Corps d'armée et participe à la bataille de Sedan.
De 1880 à 1887, il est en Algérie et participe à la campagne de Tunisie.

Une page spéciale lui est consacrée.


 Le 5e Hussard (Lauzun) est en Algérie de 1855 à 1858. En 1859, lors de la campagne d'Italie, il participe aux batailles de Montebello et charge à Solférino. Il est ensuite envoyé au Mexique (1861-1866). Durant la guerre de 70, il est au 5e Corps d'armée et participe aux batailles de Beaumont et de Sedan. Un 5e escadron du régiment est à l'armée du Rhin et assiste aux batailles de Borny et Rezonville. Il s'illustre dans cette dernière bataille en protégeant le Maréchal Bazaine contre une charge des Houzards de Brunswick En Algérie entre 1878 et 1880.

 

Marie Anatole Odon de Montesquiou Fezansac.

 

Né à Paris le 11/2/1836, c'est le petit fils d'Anatole de Montesquiou, ancien aide de camp de Napoléon 1er, maréchal de camp en 1831, ancien député.

Il est Saint Cyrien de la promotion Crimée Sébastopol (1854-1856). Promu Sous Lieutenant le 1/10/1856, il est nommé au 5e régiment de Hussards qu'il rejoint en Algérie.

Lieutenant le 18/3/1863. Il sert comme officier d'ordonnance du maréchal Randon, ministre de la guerre, entre janvier 1864 et janvier 1867, ce qui explique les aiguillettes portées sur la photo ci contre.

Après avoir permuté au 4e hussards en 1867, il est promu Capitaine le 26/12/1868.

Démissionnaire en avril 1869, il reprend du service comme Chef de bataillon de mobile. Il reçoit la croix de chevalier de la Légion d'Honneur en décembre 1870.

Il meurt le 13/4/1872.

Photo Levitsky (Paris)

Eugène Chollat Traquet

Chasseur au 3e régiment, il est envoyé en Italie en 1867, et y reçoit la croix de Mentana, médaille commémorative de la bataille ayant opposé les troupes du Pape aidées du corps expéditionnaire français, aux troupes de Garibaldi.

Sous officier en 1870, il fait la première partie de la guerre à Metz, d'où il s'évade pour rejoindre les armées de province. Nommé Sous lieutenant le 9/12/1870, il est affecté au régiment de cavalerie mixte, formé à Chateauroux le 22/1/1871 et fait la campagne au sein du 25e corps d'armée.

A la fin de la guerre, il reste au régiment, redénommé 9e hussards, et ce jusqu'à sa nomination comme lieutenant le 1/9/1877 au 5e Hussards.

Lorsque son régiment est envoyé en Algérie, en garnison à Orléansville, il est détaché au service des bureaux des affaires indigènes, comme adjoint de l'annexe de Fedj Mzala, dans la province de Constantine. Il y reçoit la médaille du Nicham Iftikar et est nommé chevalier de la légion d'honneur. De retour en métropole, il se fait photographier à Vesoul, arborant trois de ses médailles (il a choisi de ne pas porter sa médaille militaire), dans le dolman d'officier de petite tenue, en service entre 1881 et 1885.

Il sera nommé capitaine le 13/7/1884 et retournera au 9e Hussards, puis en 1888 au 5e régiment de chasseurs d'Afrique.

Il prend sa retraite à la fin des années 80.

Photo Michelsen (Vesoul)

    

       

Etienne Paul Jules Vergne

Né le 4/2/1868 à Chitray (Indre)

Il est nommé lieutenant le 30/9/1893 au 5e régiment de Hussards, régiment d'élite de l'armée, stationné dans l'est de la France, dans les corps dits "de couverture".

Capitaine le 24/03/1905, il passe au 12e régiment chasseurs, peu après, alors qu'il est déjà décoré de la Légion d'Honneur.

Durant la guerre de 14, il est promu chef d'escadrons et passe dans l'infanterie au 44e régiment d'infanterie.

Lors de la bataille du chemin des dames, Vergne commande le 2e bataillon du régiment. Le 16/4/1917 le régiment est lancé à l'assaut au Godat (Marne), son bataillon étant en pointe. L'assaut commence à 6 heures et malgré le barrage ennemi et les mitrailleuses, les trois premières tranchées de la première position sont prises. Le combat pour la position intermédiaire est "d'une extrème violence (JMO du 44e RI)", mais le régiment parvient à la prendre, avant de devoir reculer, faute de soutien, devant la contre attaque ennemie. Etienne Vergne disparaît au cours de la bataille. Il est reconnu "Mort pour la France".

 

Photo Barco (Nancy)

 


 Le 6e Hussard est en Italie. En 1870, il est attaché au 13e Corps et fait la retraite de Mézière, puis la campagne de l'armée de la Loire (bataille de Coulmiers) et de l'armée de l'est (bataille de Villersexel).
De 1881 à 1886, il est envoyé en Tunisie.

    

Paul Antoine Jean Charles, Prince de Bauffremont

Né le 11/12/1827 à Palerme (Sicile), c'est le descendant d'une vieille famille de la noblesse de Lorraine, prince du St Empire Germanique. Il est élève à Saint Cyr en 1846. Promu Sous Lieutenant le 1/10/1848 au 49e régiment d'infanterie, puis Lieutenant en 1850.

En 1851, il passe dans la cavalerie et rejoint le 1er régiment de Spahis en Algérie. Capitaine le 28/5/1853, il est nommé au 8em régiment de Lanciers et revient en France. Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 3/3/1854. Lors des discussions de paix qui mettent fin à la guerre de Crimée en 1856, il fait partie de l'ambassade extraordinaire envoyée à Moscou. Il est ensuite nommé adjudant major au 8e régiment de lanciers.

Le 11/12/1859, il est nommé Chef d'Escadrons au 6e régiment de Hussards. C'est à cette époque qu'il est photographié, ce  rare portrait equestre nous permettant d'admirer l'équipement complet de l'officier de hussard en campagne et l'harnachement du modèle 1853.
Entre mai 1859 et fevrier 1860, il est nommé officier d'ordonnance du maréchal Randon, ministre de la guerre et il reste donc à Paris durant la campagne d'Italie.

Promu Lieutenant Colonel en 1865, il sert au 9e régiment de Cuirassiers, puis au 5e régiment de Hussards, qu'il emmène au Mexique. Il prend là bas le commandement du 1er régiment de marche. Il est promu officier de la Légion d'Honneur le 1/2/1867.

A son retour du Mexique, il est promu Colonel le 14/8/1867 et prend la tête du prestigieux premier régiment de Hussards. Durant la guerre de 1870, il commande héroïquement le régiment lors des terribles journées de Sedan et la charge conduite par sa troupe. "Le colonel s'était jeté à son tour sur la pente ; son cheval de pur sang anglais, noir mal teint, reçoit une balle en plein front : blessé mortellement, il continue pendant un certain temps sa route, ne se gouvernant plus. (...) Le cheval du colonel tombe ; celui-ci se relève vivement et, le sabre à la main, revient à pied vers le sommet. Bientôt, il rencontre un cheval de lancier et saute dessus. Il reprend son commandement, mais 300 metres plus loin, il roule de nouveau à terre et reste eténdu au sol, étourdi par la secousse "(R de Mandres, la division Margueritte à Sedan). Fait prisonnier, il prend un congé d'un an peu après sa libération. Revenu dans les cadres actifs en 1872, il est nommé chef de corps du 7e régiment de Hussards.

Nommé Général de Brigade en 1876, il commande la 17e brigade de cavalerie à Montauban avant de demander en 1878 sa mise en disponibilité. 

Il meurt le 3/11/1893.

Etienne Henri Joseph Marion

 

Né le 30/7/1830, il est Engagé Volontaire au 9e Hussards le 21 Octobre 1850, Brigadier le 3 Juillet 1851, puis Maréchal-des-Logis le 23 Juillet 1852.

Il est promu officier, Sous-Lieutenant, le 19 Décembre 1854 et est transféré au 6e Hussards le même jour. Il devient porte étendard de son régiment en mars 1859 est c'est dans cette fonction qu'il participe à la campagne d'Italie, pour laquelle il reçoit la médaille commémorative et la valeur militaire sarde.

Promu Lieutenant le 5/6/1861, il est photographié par Levistsky à Paris, dans le dolman vert et le pantalon garance porté par le régiment.
Quelque temps plus tard, il est choisi par le général Douay comme officier d'ordonnance pour la campagne du Mexique. Débarqué à la Vera Cruz, dans les terres chaudes ravagées par le vomito, Marion y succombe de cette maladie le 25 Mai 1862.

 

Photo Levitsky (Paris)

  

  

Marie Louis Antonin Viel de Lunas, Marquis d'Espeuilles

Né à Paris le 19/5/1831, c'est le fils d'un Sénateur bonapartiste, issue d'une vieille famille de la noblesse du Nivernais. Sorti de l'école militaire de Saint Cyr le 1/10/1852, il est nommé au 6e régiment de Hussards avec le grade de sous lieutenant. Sa carrière démarre sous les meilleures auspices, puisqu'il est attaché au maréchal de MacMahon, un de ses parents, comme officier d'ordonnance.

Il est successivement promu lieutenant en 1856 et capitaine en 1859 et il fait les campagnes de Crimée, de Kabylie et d'Italie, où il a recoit la Légion d'Honneur à Magenta. Il est ici photographié vers 1861, alors qu'il est capitaine ; le noeud hongrois figurant sur le bandeau de son képi ne laisse aucun doute sur son appartenance aux hussards, même si les bandes claires de son pantalon n'apparaissent pas sur ce cliché.

Après un bref passage dans les Lanciers de la Garde, il prend part à la guerre du Mexique d'où il revient chef d'escadrons (13/8/1865). Le capitaine de Montfort relate dans ses souvenirs du Mexique : " Le commanadant d'Espeuille qui commandait les escadrons du 5e hussards, venait souvent dîner avec nous. Le "beau" d'Espeuilles était le rival de Galliffet. Les deux hommes, admirables soldats l'un et l'autre, s'étaient suivi, pas à pas, dans leur carrière, à la cour impériale et à l'armée. Ne s'aimant pas beaucoup, au fond, parait-il, mais trop grand seigneurs pour en rien laisser paraître."

Promu Lieutenant Colonel en 1867, il est officier d'ordonnance de l'Empereur puis aide de camp du Prince Impérial.

Le faveurs impériales succédant aux faveur du Maréchal de MacMahon, d'Espeuilles est promu colonel à 39 ans.

Au déclanchement de la guerre, il commande le 3e régiment de hussards et assiste aux combats de Wissembourg, de Reischoffen et de Sedan d'où il parvient à s'échapper. Ayant reconstitué son régiment à Chambéry, il est nommé au commandement de la cavalerie du 17e corps de l'armée de la Loire. Le 16/9/1871, il est promu général de brigade. D'opinions conservatrices et bonapartiste (il assiste aux funérailles de Napoléon III en Angleterre), il est élu comme sénateur de la Nièvre entre 1876 et 1879 et soutient le Président MacMahon lors de la crise du 16 mai 1877. 

La victoire des républicains en 1877 ne nuit cependant pas à la suite de son parcours : promu général de division en 1878, il finit une brillante carrière comme commandant du 13e corps d'armée, membre du Conseil Supérieur de la guerre et Grand officier de la Légion d'honneur. Il est mort en 1913.

Photo Disdéri (Paris)


 Le 7e Hussard est en Algérie de 1854 à 1856 (combats de Tizi Ouzou et d'Ouargla). En 1859, lors de la campagne d'Italie, il participe à la bataille de Solférino. En 1870, il est à l'armée du Rhin et s'illustre lors des grandes charges de la bataille de Mars la Tour contre le 13e dragons et le 10e Hussards prussiens (batailles de Rezonville et de Saint Privat).

Une page spéciale lui est consacré


 Le 8e Hussard est en Italie en 1859 (au 5e Corps) et en Algérie de 1869 à 1870. Lors de la guerre franco allemande, il est rappartié et engagé à l'Armée de la Loire. Il sert en Algérie de 1875 à 1877.

Une page spéciale lui est consacrée.


 Le 9e Hussard est créé en 1871, issu du régiment des Guides de la garde, dissous à la chute de l'Empire. Il ne quitte pas la métropole durant la 3e République.

François Joseph, baron de Gail

 

Né à Obernai  d'une vieille famille alsacienne, il est sorti de Saint Cyr le 1/10/1844 comme sous lieutenant du 8e régiment d'infanterie (classé 160 sur 292) et est passé dans la cavalerie, au 5e chasseurs en 1845. Après avoir suivi les cours de l'école de Saumur, il a servi en Algérie d'avril 1847 à septembre 1849.

En juin 1856, alors qu'il est capitaine, il passe au 2e régiment des cuirassiers de la garde. Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 4/7/1860.

Chef d'escadrons au 11e régiment de dragons en aout 1864, il fait avec ce régiment la campagne de 1870 et est capturé à la chute de Metz.

Après la guerre, il est nommé lieutenant colonel en aout 1872 au 4e dragons, puis au 19e régiment de dragons en octobre 1873.

Il est nommé colonel du 9e hussards le 8/10/1875. L'historique du 9e Hussards indique "C'était un des plus beaux hommes de la cavalerie, un des plus beaux caractères de l'armée, ses chevaux comme sa tenue étaient magnifiques, et son prestige sur les hommes considérable".

Il est pris en photo peu avant sa retraite comme Commandeur de la Légion d'Honneur (décoration reçue le 12/1/1884).

Il est mort le 19/1/1898.

Photo Michelsen (Vesoul)

   


 Le 10e Hussard est créé en 1871, après la dissolution du 2e régiment de lanciers. Il ne fait pas campagne durant la 3e République.

   

 

André-François Gonnet

Né le 28 Octobre 1850 à Gilly (Savoie), il rejoint le 4e Hussards comme Appelé de la Classe de 1870, le 13 Septembre 1870. Il ne participe pas activement à la guerre. Il devient puis Brigadier-fourrier le 27 Juin 1871, puis est promu Maréchal-des-Logis fourrier, puis Maréchal-des-Logis Chef l'année suivante, le 25 Août. Il n'a pas encore 23 ans lorsqu'il devient Adjudant Sous-Officier le 20 Septembre 1873.

Envoyé suivre le cours d'élève officier à Saumur en 1874, il est nommé Sous-Lieutenant et affecté le 6 Novembre 1875 au 10e Hussards. Envoyé en Algérie de 1877 à 1880, il se voit confier la fonction de Porte-Etendard.

Promu au Grade de Lieutenant le 28 Février 1881, il conserve la fonction de Porte-Etandard jusqu'au 9 Août, puis est nommé officier d'ordonnance du Général Robillot, commandant la 4e Brigade de Hussards. C'est cette fonction qui explique le port des aiguillette sur cette photo. Désirant ne pas quitter le général Robillot, il permute le 1er Septembre 1884 et rejoint son régiment d'origine, le 4e Hussards, alors stationné dans la Province d'Oran, afin de conserver ses fonctions d'officier d'ordonnance du Général, nommé "Instructeur permanent des troupes de Cavalerie stationnées en Algérie et en Tunisie". Gonnet est autorisé par Décret Ministériel du 15 Avril 1885 à accepter la décoration de 3e Classe (Officier) du Nicham Iftikhar qui lui a été conférée par le Bey de Tunis. Il passe Lieutenant en Premier le 12 Novembre 1885. Rentré à son Corps le 10 Février 1886, Gonnet est "mis à la disposition de Mr. le Général Loizillon, Commandant la Cavalerie d'Algérie" du 20 Avril au 7 Novembre 1886.

Nommé Capitaine en Second au 12e Hussards le 4 Mars 1887, Gonnet rentre d'Algérie le 31 Mars. Il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur par décret du 8 Octobre 1889. Par Décision Ministérielle du 23 Mai 1890, il est détaché de son régiment comme Officier d'Ordonnance du Général Lafouge, "Commandant la Cavalerie d'Algérie", à compter du 1er Juin. Gonnet rembarque donc pour l'Afrique le 8 Juin. Il servira dans cette position jusqu'au 11 Janvier 1891 - avant d'exercer le même rôle auprès du Général La Veuve, qui prend la suite comme Commandant la Cavalerie d'Algérie, à compter du 15 Février suivant.
Le 23 Mai 1891, Gonnet est transféré au 1er Chasseurs d'Afrique ; puis il est affecté au 5e de l'arme (organisé à Alger en 1887) le 29 Décembre 1891. Il y prend le commandement d'un escadron en 1892, quittant ses fonctions d'officier d'ordonnance.

.Promu Major au 1er Spahis le 24 Avril 1900, il permutte dans la même fonction au 5e Chasseurs d'Afrique le 9 Juin. Il y obtient un emploi de Chef d'Escadrons le 2 Avril 1902. Il est fait Officier de la Légion d'Honneur le 29 Décembre 1903.

Il est promu Lieutenant-Colonel et affecté au 19e Chasseurs le 23 Septembre 1904. Il prend dans ce grade le Commandement du 3e Spahis le 27 Septembre 1906 .

Promu Colonel le 24 Décembre 1907, il conserve le commandement du régiment qui envoie une partie de ses éléments au Maroc. Gonnet est retraité le 18 Novembre 1910, peu avant sa nomination comme Commandeur de la Légion d'Honneur. Il décède le 4 Avril 1915 à Médéa.

Merci à J Lantz.

Photo Barco (Nancy)

Les officiers du 10e Hussards en 1894

C'est dans la cour du beau château de Commercy que l'état major du 10e régiment de Hussards se fait photographier en 1894.

Rattaché à la brigade de cavalerie du 6e corps d'armée, le régiment dit "de couverture", car proche de la frontière avec l'Allemagne, figure parmi l'élite de l'armée française de la revanche.  

Le corps des officiers entoure le colonel Llanas et les chef d'escadrons de Sillègue et Louvat. Ce dernier commandera la 2e brigade de cuirassiers en 1914.

   


 Le 11e Hussard est créé en 1873. Il est en Algérie en 1874 (colonne expéditionnaire contre Si Sliman), puis en Tunisie de 1881 à 1883, notamment lors de la prise du Kef.

François Louis Labat

Né le 24/8/1849 à Bayonne, Labat est Saint Cyrien de la promotion de Suez (1868-1870). Il est nommé Sous Lieutenant le 15/7/1870 au 8e régiment de Hussard en garnison en Algérie. ses états de service ne mentionnent pas de participations à la guerre de 1870, car le jeune sous lieutenant reste au dépôt du régiment lorsque celui ci est envoyé combattre en France dans la seconde partie de la guerre. Après la guerre, Labat va suivre suit les cours de Saumur comme officer d'instruction (1872), puis en octobre 1873, il passe au 11e régiment de hussards.

Nommé Lieutenant le 4/9/1874, il passe au 3e régiment de Spahis et retourne à Saumur en 1875-1876 afin de parfaire son instruction.

Promu Capitaine le 22/9/1878, il est nommé instructeur au 20e régiment de chasseurs. Il reçoit la croix de la Légion d'Honneur le 5/5/1889. Entre 1879 et 1882, il reçoit trois décorations etrangères (ordre de Charles III d'Espagne, 3e classe de l'ordre de Sainte Anne de Russie et Ordre du Lion néérlandais.

Chef d'escadrons le 29/12/1890, il sert comme Major au 21e régiment de chasseurs (1890-1893), puis passe au 11e régiment de Hussards, le 22/3/1893. Lieutenant Colonel le 2/3/1898 au 14e Chasseurs, il est promu Colonel le 16/5/1901, pour prendre le commandement du 9e régiment de dragons, fonction qu'il occupe jusqu'à sa retraite en 1907, titulaire de la croix d'officier de la Légion d'honneur.

Il est mort le 22/5/1916.

 

Photo Rouiller (Vendôme)

   

    

Max Edmond Boucher

 

Né le 11/4/1879 à Voiron, il est Saint Cyrien de la promotion 1900-1902. Promu Sous Lieutenant le 1/10/1902, il rejoit le 11e régiment de Hussards.

A sa promotion comme Lieutenant, il reste au régiment et s'y fait photographier dans l'élégante tenue d'officier portée après 1900. Il effectue une carrière métropolitaine assez traditionnelle, exception faite d'une courte période, entre 1909 et 1911 où il commande le dépôt de remonte de cavalerie à Madagascar. 

Le 23/6/1913, Boucher est nommé Capitaine au 1er régiment de dragons. Passionné de technique moderne, il passe son brevet de pilote d'avion le 15/12/1913 et sert avant guerre comme commandant de l'escadrille 18.

Durant la guerre de 14, il commande l'escadrille 18, et reçoit la croix de chevalier de la Légion d'Honneur le 2/2/1915. Il commande ensuite l'escadrille 15 à compter du 20/3/1915, puis l'escadrille 101. Le 31/10/1915, il est nommé commandant l'école de pilote d'Avord. Il finit la guerre de 14 à l'aviation du camp retranché de Paris. Durant le guerre, il reçoit trois citations sur sa croix de guerre.

Après la guerre, il est capitaine au 6e dragons, mais poursuit sa carrière d'aviateur et se distingue en imaginant un avion sans pilote. Il reçoit la croix d'officier de la légion d'Honneur le 9/7/1924. Il meurt le 16/12/1929. 

Ils ont servi au 11e Hussard : colonel de la Celle, Lieutenant Colonel Briot de la Mallerie


 Les 12e et 13e Hussard sont créés en 1873. Ils ne quitteront pas la métropole et ne participeront à aucune campagne avant 1914.

Gontien Marie Augustin Thomas de Bosmelet

Issu d'une famille de la noblesse normande, il est né le 28/4/1844 à Auffay (Seine Maritime). Saint Cyrien de la promotion du Danemark (1863-1865), il est nommé Sous Lieutenant le 1/10/1865 au 5e régiment de hussards, qu'il rejoint brièvement au Mexique pour la fin de la campagne.

Durant la guerre de 1870, il est engagé au 2e hussards de marche et fait campagne dans l'armée de l'est. A la fin de la campagne, il est nommé Capitaine le 22/10/1870.

A la création du 12e régiment de Hussards, de Bosmelet y est nommé capitaine en second.

Chef d'escadrons le 25/2/1878, il est nommé au 12e hussards et est photographié à Lisieux, au dépôt de remonte du régiment, dans cette pose décontractée peu ordinaire.

En 1879, il passe dans la cavalerie territoriale.

 

Photo Fillion (Lisieux)

      

  

Antoine Louis Pierre Joseph Simard de Pitray

Né le 22/2/1869 à Paris, c'est le fils du général Simard de Pitray. Il a fait l'école de Saint Cyr (promotion de Tombouctou 1887-1889).

Lieutenant le 31/12/1891 au 7e régiment de Hussards.

Capitaine le 12/7/1903, il passe au 12e régiment de hussards comme instructeur, puis capitaine commandant un escadron. C'est vers cette date qu'il est photographié à Gray dans la nouvelle tenue de cavalerie légère (tunique bleu clair).

En 1912 il est muté au 25e régiment de dragons.

Il est promu Lieutenant Colonel le 26/4/1918 au 23e régiment de dragons et finit la grande guerre comme chevalier de la Légion d'Honneur.

Photo Vittenet (Gray)

Ils ont servi au 12e Hussards : colonel Toscan du Terrail


Le 14e Hussard est créé en 1893. Il ne quittera pas la métropole et ne participera à aucune campagne avant 1914.


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