L'infanterie de la Garde
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Historique sous le IInd Empire
Le 1er régiment de grenadiers est créé en 1854.
Une page spéciale lui est consacrée.
Le 2e régiment de Grenadiers est créé en 1854.
Un pages spéciale lui est consacrée.
Le 3e régiment de grenadiers est mis sur pied en décembre 1855. Il a son baptême du feu à Magenta en juin 1859 en y laisse plus de 400 de ses hommes lors de l'attaque de la redoute du chemin de fer qui protège l'accès au pont de Magenta, puis des maisons protégeant le Ponte Nuovo.
En 1870, il subit de nouveau de lourdes pertes et perd son colonel lors de la bataille de Rezonville dans la défense de son drapeau un instant menacé. Pas engagé à Saint Privat, il est finalement obligé de capituler avec le reste de l'armée à Metz.
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Joseph Auguste Beynet
Né le 13/7/1821 à Malaucène (Vaucluse). Joseph Auguste est un officier sorti du rang. Il sert en Crimée au 1er régiment étranger lorsqu'il est promu Lieutenant le 24/4/1855. Il y sert lors du siège de
Sébastopol , notamment le 1/5/1855 lorsque le régiment enlève les ouvrages
de contre approches des Russes devant le bastion central. Capitaine le 7/12/1859, il est nommé
chevalier de l'Ordre de François Joseph le 24/11/1860. En 1862, après le
licenciement du 1er régiment étranger, Beynet est nommé dans la Garde
Impériale au 3e régiment de grenadiers de la Garde
Impériale. Il est promu Chef de bataillon le 19/7/1870, au tout début de la guerre de 1870. Il prend sa retraite le 24/11/1870. Il est mort le 24/3/1904.
Photo Prevot(Paris) |
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François Marie Antoine Ferry
Né le 28/12/1809 à Luneville. Capitaine le 20/10/1847. Il est capitaine adjudant major au 58e RI. Il a fait la campagne de Crimée. Chef de bataillon le 12/8/1857. En 1859 il est au 6e RI, régiment qui se distingue lors de la bataille de Solférino et y est promu officier de la Légion d'Honneur. En 1860, il est affecté au 3e régiment de grenadiers de la Garde Impériale. Il va rester à ce poste jusqu'en 1866. Il ne figure plus dans l'annuaire de 1868, ayant pris sa retraite à cette date. Il est mort le 29/4/1899.
Photo Crémière & Hanfstaengl (Paris) |
Le 1er régiment de voltigeurs est créé en 1854. Un de ses bataillon est envoyé en Crimée et y débarque le 28/1/1855, le régiment entier le rejoint en mai et reçoit son baptême du feu en mai 1855 dans le cimetierre de la quarantaine. Il se distingue lors de l'assaut manqué du 18/6/1855 en y laissant la moitié de son effectif. Lors de la prise de Sébastopol, le régiment appuie l'assaut de la division de la Motterouge sur le Petit Redan et y perd encore un grand proportion de son effectif, dont son colonel.
En 1859 en Italie, il est peu engagé à Magenta, mais contribue activement à la victoire de Solférino, y laissant environ 300 des siens.
En 1870, il est légèrement engagé à Rezonville et plus sérieusement à Ladonchamps le 7 octobre, y laissant 4 officiers et 85 voltigeurs. Il capitule le 28/10/1870 à Metz.
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Louis Henri Bartel Né le 4/6/1819 à Strasbourg. Capitaine le 11/4/1848 au 23e régiment léger. En 1850, le régiment sert au corps d'occupation en Italie. Chef de bataillon le 29/11/1853, il est nommé au 14e régiment d'infanterie légère qu'il rejoint en Italie au corps d'occupation. En 1854, le régiment est renoméroté 89e RI. Bartel reçoit l'ordre pontifical de Pie et est nommé chevalier de la Légion d'Honneur. Il rejoint la Garde Impériale au 1er régiment des Voltigeurs en 1857. Promu Lieutenant Colonel le 14/3/1859, il est nommé au 74e régiment d'infanterie. Durant la campagne d'Italie il est engagé à Montebello. L'historique du régiment décrit son action : "Nous nous heurtons bientôt à un petit mamelon, le Bonone, occupé par des forces 7 à 8 fois supérieures. On sonne la charge. Conduits par le Lt Colonel Bartel, nos hommes se précipitent sur la position, culbutent les Autrichiens et les poursuivent énergiquement. Quoique très fatigués et très eprouvés par cette marche de deux kilometres sous le feu de l'ennemi, nous devons encore nous emparer d'un mamelon situé en avant et sur notre gauche au dessus de Genestrello. L'attaque est conduite avec le même entrain. Après un vif combat, les Autrichiens sont débusqués de la position et nos hommes s'y installent." Quelques minutes plus tard, Bartel à la tête du premier bataillon prend le cimetierre de Montebello et achève la déroute des Autrichiens. Pour son action de ce jour, il est décoré de la croix d'officier de la Légion d'Honneur. Après la campagne d'Italie, Bartel retourne dans la Garde Impériale, de nouveau au 1er régiment des voltigeurs de la Garde. C'est portant cet uniforme qu'il est photographié en grande tenue par le studio Cremière et Hanfstangel en 1861. Colonel en novembre 1861, il prend le commandement du 72e régiment d'infanterie. Il est promu commandeur de la Légion d'Honneur le 6/3/1867. Durant la guerre de 1870, le régiment est affecté au 7e corps d'armée et se bat à Sedan, d'abord dans le bois de la Garenne, puis sur les hauteur du calvaire d'Illy, où il subit sans broncher le feu meurtrier de l'artillerie ennemie et doit finalement reculer dans la citadelle. Il capitule le lendemain, non sans avoir brisé son drapeau. Après la guerre, Bartel est nommé en aout 1873 dans le corps de l'intendance militaire et en 1878, il est nommé commissaire du gouvernement près le conseil de révision d'Alger. Il est mort le 9/3/1904. |
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Louis Joseph Niclet Né le 26/2/1827 à Broyes (Marne). Après une longue carrière de sous officier, Louis Niclet est nommé dans la Garde Impériale, au 1er régiment des voltigeurs. Envoyé en Crimée, il est promu Sous Lieutenant le 7/7/1855, après l'assaut manqué du 18/6/1855 qui laisse sur le carreau de nombreux officiers du régiment et ouvre des places pour la promotion des sous officiers. Après l'assaut victorieux de l'armée française sur Malakof et la prise de Sébastopol, Louis Niclet est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 14/9/1855. Il participe ensuite à la campagne d'Italie. Il est promu Lieutenant le 27/12/1861. Il est pris en photo, peu avant sa mise à la retraite (vers 1865), dans la grande tenu de voltigeur de la Garde Impériale, décoré de la légion d'honneur, de la médaille d'Italie et de la médaille britannique de la Crimée. Il est mort le 12/3/1885.
Photo Petit (Paris) |
Le 2e régiment de voltigeurs est créé en 1854. Un de ses bataillon est envoyé en Crimée et y débarque le 28/1/1855, le régiment entier le rejoint en mai et se distingue lors de la prise des ouvrages du 22 mai 1855 en perdant 14 officiers et 300 hommes. Lors de la prise de Sébastopol, le régiment appuie l'assaut de la division de la Motterouge sur le Petit Redan et y perd 5 officiers et 660 hommes.
En Italie, le régiment est peu engagé à Magenta, mais subit de lourdes pertes à Solférino.
En 1870, il est engagé à Rezonville, puis à Ladonchamps avant la capitulation de Metz.
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Emery Nicolas Felix Bourlet Né le 22/4/1825 à Clamecy, il est saint cyrien de la promotion d'Isly (1843-1845) et sort officier au 9e régiment d'infanterie légère (120e sur 274 élèves). Il est nommé Lieutenant le 25/6/1849, puis Capitaine le 15/1/1854. En 1855, les régiment léger sont supprimés et le 9e
léger devient le 84é régiment d'infanterie. A cette date, Bourlet est
capitaine adjudant major, détaché comme commissaire au tribunal
militaire de Lyon. Le régiment part en Crimée en septembre 1855 et y reste
jusqu'au 26/8/1856. Chef de bataillon le 12/8/1862, il est major du 88e RI et reçoit la croix de la légion d'honneur en 1863. Il obtient de passer au 2e régiment des voltigeurs de la Garde vers 1867. C'est dans cette fonction qu'est pris le cliché ci contre. Il est nommé Lieutenant colonel au 76e RI le 27/2/1869 et participe aux combats devant Metz où le régiment subit de lourdes pertes. Capturé à la capitulation de Metz, il revient en France dans son même poste en 1871. Il ne figure plus dans l'annuaire de 1874 Photo Mulnier (Paris) |
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Le 3e régiment de voltigeurs est mis sur pied en décembre 1855. Durant la campagne d'Italie, il est engagé à Solférino.
En 1870, il est brièvement engagé à Rezonville et plus sérieusement à Ladonchamps, y perdant 250 voltigeurs et 13 officiers, avant de devoir capituler à Metz.
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Pierre Joseph Gustave Martin Né le 8/5/1827 à Saint Raphaél, il s'engage comme soldat au 19e régiment d'infanterie légère, devenu le 94e régiment d'infanterie en octobre 1854 alors qu'il est sous officier. Il est promu Sous lieutenant le 25/12/1854, peu après l'envoi du régiment pour la Crimée (septembre 1854). Le régiment, qui n'est pourtant pas engagé au feu perd 423 hommes de maladies diverses. En 1859, Pierre Martin est passé au 3e régiment des voltigeurs de la garde Impériale avec lequel il va faire la campagne d'Italie. Lieutenant le 14/8/1860, il reçoit la croix de la Légion d'Honneur en 1866 ou 1867. C'est en 1867, alors qu'il est en manoeuvre au camp de Chalons, qu'il fait réaliser ce portrait dans la petite tenue d'officer, avec le bonnet de police sous le bras. Il est promu Capitaine le 26/12/1868 et quitte la Garde pour rejoindre le 4e régiment d'infanterie. Il ne figure plus dans l'annuaire de 1874. Photo Delaplace (Camp de Chalons) |
Le 4e régiment de voltigeurs est mis sur pied en décembre 1855. Peu engagé à Magenta, il lutte activement lors de la bataille de Solférino.
En 1870, il est brièvement engagé à Rezonville et plus sérieusement à Ladonchamps où il perd 6 officiers et 130 voltigeurs, avant de devoir capituler à Metz.
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Maurice Charton
Maurice Charton est né le 17/9/1817 à St Flavy dans l'Aube. Il est nommé Sous lieutenant au 74e RI le 11/4/1848, puis Capitaine le 1/3/1855. Il y reçoit la croix de la légion d'Honneur le 10/4/1858. Durant la campagne d'Italie, il est blessé le 24/6/1859 lors de la bataille de Solférino et pour sa conduite reçoit la valeur militaire sarde. En 1863, il est transféré dans la garde impériale, au 4em régiment de voltigeurs. Il y est toujours en 1870, capitaine à 53 ans. Il prend sa retraite avant la guerre de 70 Il est mort le 12/11/1907.
Photo Prévot (Paris)
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Le régiment des zouaves de la Garde est créé en 1854. Il en envoyé en Crimée en 1855 et perd la moitié de son effectif lors de l'assaut victorieux de Malakof en septembre 1855. En Italie en 1859, il subit de lourdes pertes à Magenta en forcant le ponte nuovo. En 1870 il combat à Rezonville.
Une page spéciale lui est consacrée
Le bataillon des chasseurs à pied de la Garde est créé en 1854. Envoyé en Crimée, il laisse la moitié de son effectif (dont son chef de coprs) lors de la prise du petit Redan qui contribue à la prise de Sébastopol. En 1859, le bataillon se couvre de gloire à Solférino et prend une batterie d'artillerie autrichienne. En 1870, il fait aussi honneur à son arme lors de la bataille de Rezonville.
Une page spéciale lui est consacrée