L'infanterie de la Garde - Historique sous le IInd Empire

 

Le 1er régiment de grenadiers est crée en 1854. Il est envoyé en Crimée en 1855 et prend part à la prise de Malakov. En Italie durant la campagne de 1859, il se distingue à Magenta en prenant le ponte nuovo. En 1870, le régiment est engagé à Rezonville, puis subit les humiliations de la capitulation de Metz.

       

Pierre Darrigade

Né le 1/10/1807 à Pommarède dans les Landes, il s'engage en 1826 comme simple soldat. Très brave, il fait plusieurs sauvetages qui lui valent une médaille d'argent. Sous Louis Philippe, il fait la campagne de Belgique et y reçoit l'épaulette de sous lieutenant. Chargé de réprimer une émeute à Lyon, il sauve la mairie en empechant les insurgé de la faire sauter. Pour cet acte de bravoure il reçoit la croix de la légion d'honneur le 13/11/1850.

Capitaine le 2/8/1848 au 19e RI, il fait la campagne de Crimée et prend part aux batailles de l'Alma et d'Inkermann et est cité à l'ordre du jour pour sa belle conduite. Le 5/4/1855 devant la tour de Malakov il est blessé à quatre reprises et pris par les russes. Echangé contre un officier russe, il commande sa compagnie à l'assaut de Malakov en septembre et est nommé chef de bataillon le 23/9/1855 au 26e RI.

Durant la campagne d'Italie, il participe à la bataille de Magenta et se couvre de gloire à Solférino. Promu officier de la légion d'honneur le 15/7/1859, il passe au 1er régiment de grenadiers de la garde impériale, préférant cette mutation au grade supérieur qui lui était proposé. C'est dans ce grade qu'il est photographié. Mis à la retraite en 1864, il est nommé Gouverneur du Palais de la Malmaison, poste créé spécialement pour lui.

Il meurt le 18/3/1894.



 Le 2e régiment de Grenadiers est créé en 1854. Il est envoié en Crimée en 1855 et se distingue principalement lors de la prise de Malakof où il laisse environ 500 des siens. En 1859, durant la campagne d'Italie, il se couvre de gloire à Magenta en prenant Buffalora et en y subissant de lourdes pertes. En 1870, il subit aussi des pertes importantes lors de la bataille de Rezonville, avant de se rendre lors de la capitulation de Metz.

Gaspard François Frédéric Le Breton, est né le 31/8/1820 à Morlaix
 
Fils d'un professeur de Mathématiques au colège de Morlaix, il fait Saint Cyr (promotion des Cendres, 1840-1842) et en sort 189e sur 241. Il est nommé sous lieutenant au 20e RI en 1842, puis lieutenant en 1847 et capitaine en 1850. Il est en Algérie entre 1850 et 1854, puis suit son régiment en Crimée. Le 7/8/55 il est blessé une première fois au bras droit au dessus du coude, puis le 8/9/55, lors de l'assaut qui fait tomber la ville, il est de nouveau blessé d'un coup de pierre à la tête. Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur et reçoit la médaille de Crimée.

Nommé chef de bataillon en 1856, il passe au 98 RI et fait la campagne d'Italie. Il est de nouveau blessé d'une contusion à l'épaule gauche lors de la bataille de Solférino (24/6/59). Au retour de cette campagne, il est nommé au 2e régiment des grenadiers de la Garde (9/7/59). Il y est nommé officier de la légion d'honneur (1860), reçoit l'ordre militaire de Savoie et la médaille d'Italie.

En 1864, il quitte la Garde pour être nommé lieutenant colonel au 85 RI. Il est à Rome du 17/9/64 au 7/12/66 et y est nommé commandeur de l'ordre de StGrégoire le Grand.

Colonel le 24/12/1869 au 85e RI., il est en 1870 atteint d'une affection cérébrale nécessitant sa mise en disponibilité temporaire, ce qui lui fait manquer la guerre de 70 (ces notes indiquent un "esprit inquiet, air constemment préoccupé ou pensif, dénotant peu de suite dans les idées"). En 1873, il semble rétabli et prend la tête du 31 RI. Néanmois cette rémission est de peu de durée. En octobre 1874, un rapport dénonce qu'il "s'est produit certaines tendances à l'indiscipline et un manque de dignité se traduisant par plusieurs scènes déplorables. Le colonel a un très net affaiblissement de la mémoire et oublie fréquemment de transmettre ou donner les ordres, ce qui oblige le lieutenant colonel à s'y substituer." En 1875, la promotion de son lieutenant colonel oblige le ministre à prononcer la réforme d'office du colonel Le Breton pour infirmités. Il est néanmoins promu Commandeur de la Légion d'honneur pour sa belle carrière. Il décède le 10/7/81.
 
Photo Alexandre (Paris)
 


 Le 3e régiment de grenadiers est mis sur pied en décembre 1855. Il a son baptême du feu à Magenta en juin 1859 en y laisse plus de 400 de ses hommes. En 1870, il subit de nouveau de lourdes pertes et perd son colonel lors de la bataille de Rezonville. Pas engagé à Saint Privat, il est finalement obligé de capituler avec le reste de l'armée à Metz.

       

François Marie Antoine Ferry

 

Né le 28/12/1809 à Luneville.

Capitaine le 20/10/1847. Il est capitaine adjudant major au 58e RI. Il a fait la campagne de Crimée.

Chef de bataillon le 12/8/1857. En 1859 il est au 6e RI, régiment qui se distingue lors de la bataille de Solférino et y est promu officier de la Légion d'Honneur.

En 1860, il est affecté au 3e régiment de grenadiers de la Garde Impériale. Il va rester à ce poste jusqu'en 1866.

Il ne figure plus dans l'annuaire de 1868, ayant pris sa retraite à cette date.

Il est mort le 29/4/1899.

 

Photo Crémière & Hanfstaengl (Paris)


 Le 1er régiment de voltigeurs est créé en 1854. Il est envoyé en Crimée en 1855 et reçoit son baptême du feu en mai 1855. Il se distingue lors de l'assaut manqué du 18/6/1855 en y laissant la moitié de son effectif, puis lors de la prise de Sébastopol. En 1859 en Italie, il est peu engagé à Magenta, mais contribue activement à la victoire de Solférino. En 1870, il est légèrement engagé à Rezonville et à Ladonchamps avant de partir en captivité en Allemagne.

     

Louis Joseph Niclet

Né le 26/2/1827 à Broyes (Marne).

Après une longue carrière de sous officier, Louis Niclet est nommé dans la garde Impériale, au 1er régiment des voltigeurs. Envoyé en Crimée, il est promu Sous Lieutenant le 7/7/1855, après l'assaut manqué du 18/6/1855 qui laisse sur le carreau de nombreux officiers du régiment et ouvre des places pour la promotion des sous officiers. Après l'assaut victorieux de l'armée française sur Malakof et la prise de Sébastopol, Louis Niclet est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 14/9/1855. Il participe ensuite à la campagne d'Italie.

Il est promu lieutenant le 27/12/1861.

Il est pris en photo, peu avant sa mise à la retraite (vers 1865), dans la grande tenu de voltigeurs de la Garde Impériale, décoré de la légion d'honneur, de la médaille d'Italie et de la médaille britannique de la Crimée.

 

Photo Petit (Paris)


 Le 2e régiment de voltigeurs est créé en 1854. Il est envoyé en Crimée en 1855 et se distingue lors de la prise des ouvrages du 22 mai 1855 en perdant 14 officiers et 300 hommes, puis lors de l'assaut qui prend Sébastopol, il y perd encore un grand proprtion de son effectif, dont son colonel. En Italie, le régiment est peu engagé à Magenta, mais subit de lourdes pertes à Solférino. En 1870, il est engagé à Rezonville, puis à Ladonchamps avant la capitulation de Metz.

Emery Nicolas Felix Bourlet

Né le 22/4/1825 à Clamecy, il est saint cyrien de la promotion d'Isly (1843-1845) et sort officier au 9e régiment d'infanterie légère (120e sur 274 élèves). Il est nommé lieutenant le 25/6/1849, puis capitaine le 15/1/1854.

En 1855, les régiment léger sont supprimés et le 9e léger devient le 84é régiment d'infanterie. A cette date, Bourlet est capitaine adjudant major, détaché comme commissaire au tribunal militaire de Lyon. Le régiment part en Crimée en septembre 1855 et y reste jusqu'au 26/8/1856.
Au retrour de crimée, Bourlet est nommé substitut au tribunal militaire à Paris. Il accompagne ensuite son régiment durant la campagne d'Italie. Le 84e RI est attaché au 1er corps d'armée et participe aux batailles de Montebello, Mélégnano et Solférino. Bourlet y recoit la médaille d'Italie et la croix de la valeur militaire sarde.

Chef de bataillon le 12/8/1862, il est major du 88e RI et reçoit la croix de la légion d'honneur en 1863. Il obtient de passer au 2e régiment des voltigeurs de la Garde vers 1867. C'est dans cette fonction qu'est pris le cliché ci contre.

Il est nommé lieutenant colonel au 76e RI le 27/2/1869 et participe aux combats devant Metz où le régiment subit de lourdes pertes. Capturé à la capitulation de Metz, il revient en France dans son même poste en 1871. Il ne figure plus dans l'annuaire de 1874

Photo Mulnier (Paris)

          


 Le 3e régiment de voltigeurs est mis sur pied en décembre 1855. Durant la campagne d'Italie, il est engagé à Solférino. En 1870, il est brièvement engagé à Rezonville et plus sérieusement à Ladonchamps avant de devoir capituler à Metz.

   

Pierre Joseph Gustave Martin

Né le 8/5/1827 à Saint Raphaél, il s'engage comme soldat au 19e régiment d'infanterie légère, devenu le 94e régiment d'infanterie en octobre 1854 alors qu'il est sous officier.

Il est promu Sous lieutenant le 25/12/1854, peu après l'envoi du régiment pour la Crimée (septembre 1854). Le régiment, qui n'est pourtant pas engagé au feu perd 423 hommes de maladies diverses. En 1859, Pierre Martin est passé au 3e régiment des voltigeurs de la garde Impériale avec lequel il va faire la campagne d'Italie.

Lieutenant le 14/8/1860, il reçoit la croix de la Légion d'Honneur en 1866 ou 1867. C'est en 1867, alors qu'il est en manoeuvre au camp de Chalons, qu'il fait réaliser ce portrait dans la petite tenue d'officer, avec le bonnet de police sous le bras.

Il est promu capitaine le 26/12/1868 et quitte la Garde pour rejoindre le 4e régiment d'infanterie.

Il ne figure plus dans l'annuaire de 1874.

Photo Delaplace (Camp de Chalons)


 Le 4e régiment de voltigeurs est mis sur pied en décembre 1855. Peu engagé à Magenta, il lutte activement lors de la bataille de Solférino. En 1870, il est brièvement engagé à Rezonville et plus sérieusement à Ladonchamps avant de devoir capituler à Metz.

 Maurice Charton

 

Maurice Charton est né le 17/9/1817 à St Flavy dans l'Aube.

Il est nommé sous lieutenant au 74e RI le 11/4/1848, puis capitaine le 1/3/1855. Il y reçoit la croix de la légion d'Honneur le 10/4/1858.

Durant la campagne d'Italie, il est blessé le 24/6/1859 lors de la bataille de Solférino et pour sa conduite reçoit la valeur militaire sarde.

En 1863, il est transféré dans la garde impériale, au 4em régiment de voltigeurs. Il y est toujours en 1870, capitaine à 53 ans.

Il prend sa retraite avant la guerre de 70

Il est mort le 12/11/1907.

 

Photo Prévot (Paris)

 

        


Le régiment des zouaves de la Garde est créé en 1854. Il en envoyé en Crimée en 1855 et perd la moitié de son effectif lors de l'assaut victorieux de Malakof en septembre 1855. En Italie en 1859, il subit de lourdes pertes à Magenta en forcant le ponte nuovo. En 1870 il combat à Rezonville.

Une page spéciale lui est consacrée


 Le bataillon des chasseurs à pied de la Garde  est créé en 1854. Envoyé en Crimée, il laisse la moitié de son effectif (dont son chef de coprs) lors de la prise du petit Redan qui contribue à la prise de Sébastopol. En 1859, le bataillon se couvre de gloire à Solférino et prend une batterie d'artillerie autrichienne. En 1870, il fait aussi honneur à son arme lors de la bataille de Rezonville.

Une page spéciale lui est consacrée

 

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