ZOUAVES - II nd Empire


Tenue de la troupe

 

L'uniforme des zouaves a été peu décrit officiellement. En vigueur depuis la création de cette arme en 1830, il faut néanmoins attendre 1853 pour qu'un règlement encadre cette tenue.

 

La veste est de forme arabe, en drap bleu foncé (contre bleu ciel pour les tirailleurs algériens) bordée d'un galon plat de laine garance de 12 mm de large. Les parements en pointe font apparaître les insignes de grade, en or pour les sous officiers ou en laine garance.

Le devant est orné d'une arabesque en galon garance de 12mm de large, terminé en trèfle sous le creux de la clavicule. Le galon fait une boucle simulant une fausse poche ("tombeau") dont la couleur est distinctive du régiment (garance au 1er, blanc au 2nd, jonquille au 3e).
Le veste se porte au dessus d'un gilet ("sédria") en drap bleu avec galon garance autour du col et au milieu de la poitrine.

 

Le pantalon de forme arabe (seroual) est en drap garance orné d'un cordonnet bleu sur les coutures du coté. Il se noue au dessous du genou. Les zouaves peuvent aussi porter un pantalon de toile blanche, porté par exemple en Algérie et au Mexique.

 

La ceinture en tissu de laine bleu clair, d'une longueur de plus de 4 metres, est enroulée autour de la taille. Il est recouvert d'un ceinturon en cuir noir fermant par un boucle (a priori sans plaque de ceinturon).

 

Comme couvre chef, les zouaves portent la chéchia, en tissu de laine garance, avec un cordon tordu et un gland à franges bleu foncé. Elle peut être recouverte d'un turban en tissu de coton vert, de la même longueur que la ceinture, qui est enroulé sur la tête au dessus de la chéchia. En 1868, ce turban est remplacé par un drap blanc.

 

Les hommes portent des guêtres blanches au dessus de la chaussure, qui sont elles-mêmes surmontées de jambières.

 

Armement : Carabine de chasseurs (type 1864T, 1853T puis 1859) et sabre baïonnette modèle 1842. Puis fusil Chassepot après 1868.

 

 

 


Deux zouaves du 3e régiment
Photo Laffont - Godillot

 

 

Zouave avec le turban
Photo Arnaud (Alger)

Sergent - tenue de campagne
Photo Provost (Toulouse)

Caporal fourrier
Avec pantalon de toile et chéchia
Photo Crémière (Paris)

 

 

Le même zouave, d'abord sergent fourrier, puis sous lieutenant :

Photo Disdéri (Paris)

Photo Jacquard (Sedan)

 

Tenue des officiers

 

En grande tenue : tunique en drap bleu foncé de la forme de celle des chasseurs à pied (boutonnant droit par 9 boutons). Parements en pointe. Le grade est indiqué par les épaulettes.

La manche est fermée par trois petits boutons, avec un arrière fendu sur 250 mm et fermé par onze petits boutons sphériques.

 

 

En petite tenue la tunique est semblable, sans bride d'épaulettes. Les galons étant sous la forme de noeuds hongrois.

 

Pantalon de drap garance à plis est bordé d'une bande de drap bleu foncé de 50mm.

Les officiers portent aussi la cravate de soie noire nouée devant.

 

Képi modèle 1852 du modèle d'infanterie. 

 

Ceinturon en cuir verni noir, fermé par une boucle et deux médaillons ornés d'un Z. En grande tenue, le ceinturon est recouvert d'un galon or à trois raies noires.

 

Armement : Sabre du modèle 1847 avec poignée ornée du'un Z. Les officiers supérieurs portent le pistolet (modèle 1833).

 

Chef de bataillon de zouaves - Grande tenue
Photo Petit (Paris)

Chef de bataillon de zouaves - Petite tenue
Photo Petit (Paris)

Le colonel Détrie
2e régiment de zouaves

Le sous lieutenant Galland

 

Suite : les zouaves sous la République

L'historique des régiments de zouaves sous le IInd Empire

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