LES DRAGONS

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 Historique sous le IInd Empire et la IIIe République
(1851-1914)

 

Le 1er Dragons ne participe à aucune campagne avant 1870, date à laquelle il est engagé à l'armée du Rhin. Il se bat à Rezonville au sein de la division de Forton, d'abord en étant surpris par l'attaque prussienne, puis en s'illustrant par sa charge contre la brigade de cavalerie prussienne Bredow et les cuirassiers de Magdebourg.

François Garraud

 

Né le 16/4/1818 à Ruffec (Charante). Cavalier, puis sous officier, il sert au 5e régiment de Hussards où il reçoit la médaille militaire le 26/12/1852 alors qu'il y est adjudant.

Il passe au 9e régiment de Hussards, à sa promotion comme Sous lieutenant, le 3/7/1854. 

A la suppression du régiment, fin 1854, Garraud est transféré au 1er régiment de dragons. Il reçoit la légion d'honneur en 1861.

Promu Lieutenant le 10/11/1860, puis Capitaine le 30/10/1867, il quitte l'armée avant la guerre de 1870. Il est mort le 25/3/1883.

 

Photo Tiffereau (Paris)

     

       

Jean Anatole de Parage

 

Né le 28 aout 1840 dans les Pyrennées Atlantiques, il s'engage au 1e régiment de dragons et y fait une belle carrière de sous officier avant d'y être nommé Sous Lieutenant le 16/7/1870, juste avant la guerre.

Lors de la bataille de Rezonville, le 16/8/1870, son régiment charge contre la brigade prussienne Bredow (épisode de la charge de la mort). Dans la mélée du Parage est grièvement blessé d'un coup de sabre à la nuque qui lui entaille profondément le cou. Il reçoit la croix de la Légion d'Honneur le 25/6/1872.

Il est nommé Lieutenant en 1875, puis Capitaine en décembre 1880 et il rejoint le 11e dragons où il finit sa carrière en 1886. Il est mort le 11/3/1907.

La photo est prise vers 1876.

 

Photo Laurent (Gray)


Le 2e Dragons participe peu activement à la guerre de 70, avant d'être compris dans la capitulation de Metz.   

Une page spéciale lui est consacré


Le 3e Dragons s'illustre en 1870 aux charges de la bataille de Mars la Tour en culbutant le 13e dragons prussien. Il n'avait pas eu l'occasion de s'illustrer depuis 1823.   

Une page spéciale lui est consacré


Le 4e Dragons assite aux combats de Borny, Rezonville (charge du plateau d'Yron) et Saint Privat en 1870. Deux escadrons du régiment se feront remarquer à Noisseville (31/8/70) en combattant à pied.


Le 5e Dragons en 1870 est engagé à Spicheren, Borny, Rezonville, puis Noisseville.

Armand Jules Théodore Garnier

 

Né le 17/3/1818 à Lyon

Nommé Capitaine en fevrier 1850 au 9e régiment de hussards où il sert jusqu'à sa dissolution, le 4/5/1856. A cette date, il rejoint le 11e régiment de dragons.

Il est nommé Chef d'escadrons en mars 1864, au 5e régiment de dragons. Il est nommé officier de la Légion d'Honneur le 5/1/1866.
Durant la guerre de 1870, il est blessé d'un coup de feu au bras gauche à la bataille de Borny en aout 1870.

Après la guerre, il reprend son poste au 5e régiment de dragons, avant d'être nommé Lieutenant Colonel (le 16/10/1875) et de prendre le commandement du 5e régiment territorial de cavalerie.

C'est dans ce grade qu'il est photographié ci contre, son appartenance à l'armée territoriale étant confirmée par le petit bouton à côté du numéro du régiment figurant au collet.

Il est mort le 24/9/1891.

 

Photo Rouiller (Vendôme)

   

Photo de groupe du 5e Dragons (1903)


Le 6e Dragons est engagé en Crimée au siège de Sébastopol, à Tratkir et durant la bataille de Kanghil. Il s'y illustre en capturant six canons aux russes. En 1870, il est à l'armée de la Loire (Batailles d'Orléans et de Coulmiers) puis à l'armée de l'est.

Son historique est decrit sur une page spéciale.


Le 7e Dragons est aussi en Crimée (batailles de Tratkir et de Kanghil). En 1870, il est à l'armée du Rhin et participes aux batailles de Spicheren et de Rezonville. Dans cette bataille, il charge la brigade Bredow et contribue à son anihilation. Il sera ensuite engagé à l'armée du Nord.

Son historique est décrit sur une page spéciale


Le 8e Dragons est engagé en 1870 au sein de la division du général Clérembault aux batailles de Borny, Rezonville et Saint Privat.

      

Edmon Eleazard vicomte de Castellane

Né le 5/7/1826 à Quimper, c'est le 2e fils de César Eléazard, comte de Castellane, chevalier de Malte.

Il fait Saint Cyr (1846-1848, promotion d'Italie) et est nommé Sous lieutenant le 28/5/1848 au 13e régiment de chasseurs à cheval, puis Lieutenant le 12/9/1852. A la dissolution du 13e chasseurs à cheval, il est muté au 7e régiment de la même arme.

Nommé Capitaine le 20/1/1855, il est brièvement envoyé en Algérie entre juin et octobre 1858. Quelques mois plus tard, il permute pour rejoindre le 8e régiment de dragons. Il est alors pris en photo à Lyon, ce cliché mettant bien en évidence le casque des dragons avec son turban recouvert d'un bandeau en vache marine teinte en couleur fauve et mouchetée en noir pour imiter la peau de tigre. De Castellane est nommé chevalier de la légion d'Honneur le 11/4/1867.

De Castelanne fait la guerre de 1870 avec son régiment et fait partie des officiers capturés à Metz. Revenu de captivité pour participer aux opérations de l'armée de Versailles contre la Commune, il se distingue le 24/4/1871 : "les insurgés s'étaient réfugiés dans Ivry après l'explosion du fort et barricadés dans la mairie. Chargé de les debusquer avec un escadron à pied, il fut assez heureux pour réussir dans sa mission". Il est alors promu Chef d'escadrons le 22/7/1871 au 9e cuirassiers. Il prend sa retraite dans ce grade le 23/6/1876, pour infirmités temporaires.

Il essaiera vainement de se faire attribuer la croix d'officier de la Légion d'Honneur. Il est mort le 2/4/1891. 

Photo Durand (Lyon)

Charles Marie de Mac Mahon est né le 10/4/1856

 

C'est le petit neveu du maréchal de Mac Mahon, mais il fait partie de la branche ainée de la famille. Il hérite du titre de Marquis à la mort de son père en 1863.

Sous lieutenant le 1/10/1877, il est au 8e régiment de dragons. Sur la photo, il porte la tenue d'officier en service entre 1871 et 1883, avec la giberne.

Lieutenant le 14/6/1881, il quitte l'armée active assez vite et passe au 13e escadron de cavalerie territoriale.

 

 

Photo Waléry (Paris)

     

Ils ont servé au 8e Dragons : Major de Pitray.

Photo de groupe du 8e dragons (1891).


Le 9e Dragons fait la bataille de Rezonville en 1870. Il est d'abord surpris par l'attaque prusienne et se débande, avant de s'illustrer en chargeant la brigade Bredow. 

  

Jacques Charles Merciolle

 

Né à Mirecourt (Vosges) le 6/6/1828.

Engagé en 1848 au 7e régiment de cuirassiers, il y fait une carrière laborieuse de sous officier. Il est nommé Sous Lieutenant le 22/8/1860 et passe au 9e régiment de Dragons. En 1863, il occupe le poste honorifique de porte étendard du régiment.

Lors de la guerre de 1870, il est Lieutenant depuis le 26/12/1868. Il reçoit la croix de la Légion d'Honneur le 22/5/1873.

Capitaine en juillet 1872, il est capitaine d'habillement au régiment jusqu'à sa retraite, le 29/7/1881, date à laquelle est prise cette photo. Il passe alors dans le service territorial et reçoit la croix d'officier de la Légion d'Honneur le 11/7/1903, alors qu'il sert à Paris.

Il est mort le 14/2/1908

Photo Simmoneau (Paris)


Le 10e Dragons est engagé au siège de Strasbourg en 1870.

Jean François de la Filolie de la Reymondie

Né le 7/7/1815, il a fait Saint Cyr entre 1838 et 1840 (promotion de l'an quarante). Comme une bonne partie des officiers de cavalerie de la ligne, il va faire toute sa carrière dans les garnisons métropolitaines, ne participant à aucune campagne du Second Empire, hormis la dernière...

Nommé Capitaine le 9/12/1847 au 5e régiment de cuirassiers, il reçoit la croix de la Légion d'Honneur entre 1850 et 1855.

Après avoir servi comme Chef d'escadrons au 10e régiment de cuirassiers, il est nommé Lieutenant Colonel le 18/10/1865 au 10e régiment de dragons. C'est alors qu'il est photographié, portant l'habit des dragons en service jusqu'en 1868.

Au déclanchement de la guerre de 1870, il est passé au régiment des carabiniers de la Garde, mais ne participe pas activement à la guerre de 70. Il prend sa retraite juste après la guerre.

Photo Dagron (Paris) 

 

   


Le 11e Dragons a pris part à l'expédition de Rome en 1849. Il ne fait plus campagne avant 1870, date à laquelle il participe aux batailles autour de Metz (Borny, Rezonville et Saint Privat) et au siège de Thionville.

     

Joseph Constant Lallement

Né le 28/12/1818 à Frison dans les Vosges, il est Saint Cyrien de 1842 à 1843. A sa sortie, 41e sur 292, il est nommé Sous Lieutenant au 4e régiment de chasseurs et suit les cours de Saumur dont il sort en quatrième place. En 1846, il passe au 6e régiment de Lanviers

Il y est nommé Lieutenant le 11/11/1848 et est détaché un an de nouveau à Saumur pour y suivre les cours d'officier d'instruction.

Nommé Capitaine le 31/3/1851, il y sert comme instructeur, puis comme commandant d'escadron en 1859.

Le 12/3/1860, il est promu Major et est muté au 11e régiment de Dragons. Il recoit la croix de la Légion d'Honneur en décembre 1862 et occupe toujours cette fonction en 1870, alors que son régiment est en garnison à Thionville. Il reste à Thionville et prend le commandement du peloton hors rang et de l'escadron de dépôt. Durant le siège, il prend le commandement du secteur comprenant le fort et les ouvrages de la rive droite de la Moselle et se charge avec sa troupe du service de découverte et de sûreté. Dans la nuite du 15 au 16 aout 1870 une colonne de 5000 Prussiens attaque avec l'espoir de surprendre le fort. Prévenu en temps utile, Lallemant repousse la colonne avec les troupes de son secteur et le concours de l'artillerie de la Place. Les Prussiens ne tentant pas de renouveller un assaut et se contentant d'observer la ville, la situation laisse aux dragons la possibilité de s'illustrer par des coups de mains. Ainsi le 17 octobre Lallement commande une sortie de 1000 hommes et deux pièces d'artillerie qui met hors de combat 150 prussiens, puis il recommence une autre opération le 22 octobre. La ville doit néanmoins capituler dès que les Prussiens peuvent lui opposer des troupes importantes libérées par la capitulation de Metz. Le 23 novembre, après une journée de bombardement, la place est contrainte à la reddition et Lallement est enmmené en captivité.

Revenu en France, il prend le commandement de deux escadrons réunis à Vienne pour la reconstitution du régiment. C'est à cette occasion qu'il se fait photographier par le photographe Gauthier. Il est promu officier de la Légion d'Honneur le 16/11/1871. Le 30 juin 1872, il met fin à sa carrière est se retire de l'armée mis en non activité pour infirmités temporaires. Il aura servi douze ans dans les dernières fonctions de major. Il est mort en 1881.

Photo Gauthier (Vienne)

Marie Emile Charles Lasneau de Latingy

 

Né le 27/1/1840 à Saumur. Saint Cyrien entre 1859 et 1861, il est nommé Sous Lieutenant du 11e régiment de Dragons le 1/10/1861.

Après avoir parfait sa formation à Saumur, il est promu Lieutenant le 22/12/1866, puis il est, entre 1867 et 1870, détaché comme officier d'ordonnance du général Valabrègue, puis du général Houry

Promu Capitaine le 23/7/1870, il rejoint son régiment à Thionville. Il porte sur ce cliché la nouvelle tenue des officiers de dragons reçue en 1868 et que le 11e dragons reçoit dans le courant 1869.

A la déclaration de guerre, de Latigny est officier au 4e escadrons qui reste en dépôt à Thionville. Avec une garnison forte de 4000 hommes, dont la moitié appartient à la garde nationale, la place va être assiégée par les Prussiens. Le 17/10/1870, une sortie est organisées et de Lattigny reçoit le commandement  d'une escadron à pied qui prend le poste de Crevecoeur. Après la capitulation de Metz, les Prussiens peuvent renforcer le siège.  Le 25/11/1870, de Latingy est compris dans les prisonniers suite à la capitulation de la place, il ne revient en France qu'en mars 1871.
En octobre, il prend le commandement d'un escadron de son régiment et en novembre 1872, il reçoit la croix de la Légion d'Honneur.

Il quitte l'armée peu de temps après et il est mort en décembre 1912.

Photo Roth (Thionville)

 

  

Ils ont servi au 11e Dragons : Chef d'escadron de Gail,


Le 12e Dragons s'illustre à Spicheren en couvrant la retraite, puis à Rezonville en chargeant le 7e régiment cuirassier prussien de la brigade Bredow.

  

Paul Charles Jaquin

Né le 6/12/1824, ce bel officer au torse avantageux est Saint Cyrien de la promotion d'Ibrahim (1845-1847). A sa sortie de Saint Cyr il passe à l'école de cavalerie de Saumur pour compléter son instruction et est nommé Sous Lieutenant au 5e régiment de chasseurs.

En octobre 1850, il passe au 3e régiment de Chasseurs d'Afrique et il est promu Lieutenant le 28/12/1852. Il va alors servir 4 années en Algérie.

En mai 1854, Jaquin est nommé Capitaine au 7e régiment de dragons (au 5e escadron). C'est dans cette position qu'il embarque pour la Turquie le 3/7/1854 avec l'état major du régiment. Le transport en vapeur s'effectue sans encombre et Jaquin débarque à Gallipolli le 11 juillet 1854. Après avoir survécu à l'épidémie de Choléra qui tue 52 hommes en moins d'un mois, Jaquin est envoyé en Crimée le 15 avril et débarque une semaine plus tard dans la baie de Kamiesh où son régiment est embrigadé avec le 6e régiment de Dragons. Pas engagé durant le siège de Sébastopol, le 7e dragons est envoyé en septembre 1855 pour l'expédition d'Eupatoria. Il va participer brillament à la seule bataille de cavalerie de la campagne à Kanghil le 29/9/1855 et y culbuter la cavalerie russe en capturant 6 canons. Jaquin revient de Crimée décoré de la médaille britanique et est nommé capitaine adjudant major.

Peu de temps après son retour en France, il est envoyé au Chili comme officier instructeur avec la capitaine de Monerie. En Amérique du sud entre octobre 1857 et octobre 1859, il n'est donc pas en France pour la guerre d'Italie. Revenu au pays, il est nommé au 12e régiment de dragons et c'est dans ce régiment qu'il se fait photographier vers 1860 à Saint Maixent, son régiment se trouvant en garnison à Niort. Mais la vie de garnison ne convient pas à notre officier, qui obtient en octobre 1864 de permuter au premier régiment de chasseurs d'Afrique, quitte à abandonner son poste de commandant d'escadron pour prendre le commandement en second d'un escadron, mais au sein d'un régiment qui fait campagne.
En janvier 1864, il rejoint la portion de son régiment au Mexique. Durant cette campagne, sa maîtrise de l'espagnol lui permet de prendre brièvement le commandement de la contre guerilla, en remplaement du terrible colonel Dupin entre novembre 1865 et janvier 1866. Il est cité à l'ordre du corps expéditionnaire le 21/1/1866 pour son intrépidité lors du combat de Bozia y Abria. Il est ensuite nommé chef de l'escadron monté de la légion étrangère le 16/9/1866 et y sert jusqu'en mars 1867. Revenu du Mexique en avril 1867, comme commandant du 4e escadrons du 3e chasseurs d'Afrique, il débarque directement en Algérie où il va servir jusqu'en 1870.

La guerre ayant été déclarée, Jaquin est promu Chef d'escadrons au 1er régiment de dragons le 29/8/1870 et rejoint la France début septembre. La réorganisation des troupes de cavalerie après les premiers revers de Metz et Sedan, le font affecter au 1er régiment de marche de Hussards le 23/9/1870.

Il est tué lors de la bataille de Coulmiers, le 9/11/1870.

Photo Lombard (St Maixent)


 Le 13e Dragons est créé en 1871, après la dissolution des Dragons de la garde Impériale. Il n'est pas engagé entre 1871 et 1914.


  Le 14e, 15e, 16e, 17e, 18e, 19e et 20e Dragons sont créés en 1871, après la dissolution des 1er, 3e, 4e, 6e, 8e et 9e régiments de lanciers. Il ne quitteront pas la métropole entre 1871 et 1914.

Marie Jean André Maurel

 

Né le 12/9/1864 à Bordeaux

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Lieutenant le 19/4/1899. En 1900, il est officier de reserve, attaché au service d'état major.

Il meurt le 21/10/1914 de maladie contractée pendant le service.

 

    

Xavier Joseph Maurice Brochard de la Rochebrochard

 

Né le 27/9/1847 d'une famille noble du Poitou, il est éleve de l'école de Saint Cyr (promotion du Sultan) entre 1866 et 1868.

Il est nommé Sous lieutenant le 1/10/1868 au 1er régiment de Lanciers. Durant la guerre de 70, le régiment est initialement enbrigadé dans le corps d'armée du maréchal Canrobert, mais rapidement transféré au sein du 12e corps d'armée avec lequel il fait la campagne de l'armée de Chalons et, sauf un escadron qui réussit à s'échapper, est compris dans la capitulation de Sedan. De la Rochebrochard n'a pas l'occasion de s'illustrer durant la campagne.

Transféré au 16e régiment de dragons après son retour de captivité, il est promu Lieutenant le 10/8/1872, puis Capitaine en mars 1877. Il se fait photographier à Cambrai, garnison de son régiment, dès sa nomination, arborant la tenue de dragons des premières années de la Troisième République : tunique de drap noir (portée depuis 1868), porte giberne en cuir noir (ornée d'une tête de lion reliée par trois chaînettes à un écusson frappé d'une grenade en relief), ainsi que casque du modèle 1872 (en cuivre et acier, plumet droit avec plumes de vautour écarlates).

Il démissionne de l'armée en décembre de la même année et se retire au château de Chalandeau, près de Parthenay.

 

Photo Cazé (Cambrai)

 

Louis Antoine Jean Pierre Emile Gayraud

Né le 18/2/1817 à Narbonne, fils d'un négociant tanneur, il s'engage comme cavalier au 2e régiment de Lanciers  le 16/9/1837. Il y gravit les grades de sous officiers, et est promu Sous Lieutenant le 26/10/1843.

Promu Lieutenant en 1846, puis Capitaine en 1848, il est muté au service de la remonte en 1854 et sert aux dépôts d'Alençon, Morlais puis de Caen entre 1854 et 1861, fonction où il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur en 1860.

Il est promu Chef d'escadrons, au 3e Lanciers le 5/12/1861, puis officier de la Légion d'Honneur en 1864. En mars 1867, il retourne dans la remonte et commande le dépôt d'Alençon en 1867.

Le 10/10/1869, il est promu Lieutenant Colonel  au 5e régiment de Lanciers et fait la guerre de 1870 dans cette fonction.

Il y est nommé Colonel le 4/11/1870, servant à l'armée de l'Est. A la fin de la guerre, il est nommé Commandeur de la Légion d'Honneur le 5/5/1871 et reste à la tête du régiment, devenu le 17e régiment de dragons, jusqu'en 1877. Il prend sa retraite peu après cette dernière photo.

Il est mort le 5/2/1907.

Photo Malbret (Carcassonne)

    

 

   

Henri Dominique Pierre de Gail

Né le 25/11/1868 à Nancy

C'est un saint cyrien de la promotion de l'Annam (1885-1887). Après sa nomination comme Sous lieutenant, il suit les cours de l'école d'application de la cavalerie à Saumur.

Nommé Lieutenant le 1/7/1891, il est nommé au 7e régiment de dragons.

Promu Capitaine le 25/4/1900, il suit les cours de l'école de guerre avant le tournant du siècle et en sort breveté d'état major. Il suit alors une carrière d'officier d'état major, alternant les postes dans les états majors (ceux de la 2e division de cavalerie et de la 7e division de cavalerie) et dans la troupe, notamment au 5e régiment de chasseurs à cheval. Il est nommé chevalier de la légion d'honneur en 1912.

Nommé Chef d'escadrons en 1913, il rejoint le 18e régiment de dragons et se fait photographier dans ces fonctions, à la veille de la guerre de 14. 

Au cours de la guerre de 14, il passe dans l'infanterie comme chef de bataillon du 72e RI. Il est tué le 18/4/1915 aux éparges.

Photo Moderne (Lure)

   


  Le 21e, 22e, 23e, 24e, 25e et 26e Dragons sont créés en 1873, les 27e et 28e Dragons en 1887, trois autres (29e, 30e et 31e) seront créés entre 1890 et 1893. Ils ne seront pas engagés entre 1871 et 1914.

      

Louis Léon Crotel

Il est né le 8/3/1838 à Luneville. C'est le frère cadet de Charles Guillaume qui fera une belle carrière dans les cuirassiers.

Engagé volontaire au 1er régiment de cuirassiers en 1856, il y gravit tous les grades de sous officier.

Il obtient les épaulettes de Sous lieutenant au 3e régiment de dragons le 12/8/1864. C'est dans ce grade qu'il fait la guerre de 1870, au 2e escadron de ce régiment. Il participe à la glorieuse charge de Rezonville au cours de laquelle le général Legrand est tué.

Compris dans les officiers qui capitulent à Metz, il revient en France en 1871 et est nommé Lieutenant le 3/4/1872 et rejoint le 25e régiment de dragons lors de sa création.

Il est promu Capitaine le 1/5/1877 et nommé au 22e régiment de dragons. Ayant reçu la croix de la légion d'honneur (le 12/7/1880), il est affecté au service des remontes comme officier acheteur du dépôt de Caen, position dans laquelle il est photographié ci contre, dans la tenue de service.

Le 28/10/1885, il est promu Chef d'escadons hors cadre et prend le commandement du dépôt des remontes de Paris, chargé de l'achat des chevaux pour le nord de la France, l'Eure et l'Yonne. Il reçoit la croix d'officier de la Légion d'Honneur (1893). Il termine sa carrière comme Lieutenant colonel (nommé le 5/1/1895) au service des étapes et des chemins de fer.

Il est mort en fevrier 1916.

Photo Goussin (Caen)

Arthur François Ferdinand Tuaillon

Né le 14/9/1830 à Paris

Sous lieutenant le 14/3/1864 au 1er régiment de hussards. Il y fait campagne en Algérie.

Il reçoit la croix de la légion d'honneur vers 1869 et en 1870, il est nommé porte étendard du régiment. Durant la guerre de 70, il n'est pas engagé lors des charges de son régiment à Sedan, étant resté dans la ville avec le convoi. Il est nommé Lieutenant le 3/9/1870, quelques jours avant la capitulation des troupes françaises et il etrennera son grade en captivité en Allemagne.

En 1873, à la création du 24e régiment de dragon, Tuaillon y est affecté comme lieutenant, faisant fonction de trésorier. Il conserve cette fonction à sa promotion au grade de Capitaine le 18/2/1875. C'est dans ce poste qu'il se fait photographier à Dinan, peu de temps avant sa mise à la retraite.

 

Photo Plessix (Dinan)

    

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