L'Ecole d'application de cavalerie de Saumur

Cette école est instituée pour perfectionner l'instruction des lieutenants, de compléter celle des sous lieutenants nouvellement promus, de donner aux sous officiers aspirants à l'épaulette les connaissances générales que tout officier doit posséder et de compléter l'instruction technique des aides vétérinaires. La durée des cours est de onze mois.
L'école est dirigée par un colonel, ou un général de brigade.

Elle comprend :
- 40 lieutenants d'instruction, détachés des régiments de cavalerie de l'armée (à raison d'un par brigade) pour se perfectionner dans la science du cheval, le travail militaire, la tactique et toutes les questions qui concernent la cavalerie. Ils sont destinés à répandre dans les régiments, la plupart comme capitaines instructeurs, les principes uniformes qu'ils ont acquis à l'école.
- les lieutenants d'artillerie détachés à l'école à raison d'un par brigade suivent les mêmes cours afin de devenir plus tard des commandants de batteries à cheval
- Les 80 lieutenants officiers élèves, sortant de l'école spéciale militaire (Saint Cyr)
- Une section de 120 sous officiers élèves de cavalerie suivent les cours d'une année au bout de laquelle ils sont nommés sous lieutenants
- 25 aides vétérinaires stagiaires viennent suivre à Saumur un cours d'une année avant d'obtenir le grade d'aide vétérinaire titulaire
- Une division de cavaliers télégraphistes (environ 80 élèves) provenant des régimen,ts de cavalerie légère suivent un cours d'un an, avant de retourner dans leurs unités pour former la section de télégraphie (6 télégraphistes par corps de troupe). 

 

SECOND EMPIRE

Le règlement fixant la tenue portée à l'école est celui du 20/11/1858.

La tenue de manège se compose du petit chapeau à l'écuyère. Il est en feutre noir, sans bord ni galons, avec une ganse en cuivre et une cocarde tricolore en poils de chèvre. Il se porte en bataille.

La tenue est complétée par l'habit et le pantalon de cheval demi collant bleu foncé et des bottes à l'écuyère à tige souple. Ces bottes sont en cuir montant au milieu de la rotule et échancrées en arrière pour permettre la flexibilité de la jambe. 

Photo le Roch (Saumur)

Photo Le Roch (Saumur)

Le personnel stagiaire conserve l'habit ou la veste de l'unité dont ils sont détachés.

Duprat, brigadier au 2e Chasseur
Photo le Roch (Saumur)

 

   

 

Alexis Louis Boursier

Né le 15/9/1844 à  Roubaix, ce fils de gendarme s'engage pour 7 ans à la mairie de Bailleul (Nord) comme cavalier au 2e régiment de Chasseurs d'Afrique le 12/11/1861.
Nommé brigadier en mars 1863, il est détaché à l'école de Saumur comme brigadier élève instructeur de novembre 1863 à novembre 1864 (numéro de sortie 21 sur 75). Il est alors promu maréchal des logis.
Il retourne à Saumur comme maréchal des logis instructeur durant l'année 1867 (numéro 4 sur 67). A sa sortie, il est nommé maréchal des logis fourrier, puis maréchal des logis chef.
Durant ces années en Algérie, il fait campagne contre les Flittas (1865), l'expédition de Figuig (1866) et l'expédition de l'Oued Guir (1870).

Le 16/7/1870, il est nommé Sous Lieutenant et passe au second escadron du 6e régiment de dragons. Durant la guerre de 70, le régiment est envoyé à l'armée de la Loire. Boursier est nommé Lieutenant officier payeur le 27/11/1870 et fait campagne autour d'Orléans, puis à l'armée de l'Est. Après la guerre, la commission de révision des grades le remet sous lieutenant en 1872.

Peut être ecoeuré par cette mesure, ou souhaitant suivre la carrière de son père, Boursier rejoint alors la gendarmerie en octobre 1874 et va y faire une belle carrière, terminant comme Lieutenant Colonel de la 5e légion du Loiret, officier de la Légion d'Honneur en 1899.

Photo Le Roch (Saumur)

Ernest Alexandre Hyppolyte Duvivier

Né le 1/7/1833 à Nantes, c'est le fils de René Charles Duvivier, général de division (à ne pas confondre avec le général Franciade Fleurius Duvivier, héros des campagnes en Algérie). Il fait l'école de Saint Cyr entre 1852 et 1854 (sorti 148e sur 279 élèves) et est promu Sous Lieutenant le 1/10/1854 au 10e régiment de dragons.

Lieutenant le 10/11/1860, il est détaché à l'école de Saumur comme officier d'instruction et y sert entre novembre 1861 et octobre 1862. Photographié dans la tenue de manège, il s'y distingue particulièrement, car il en sort classé 2e sur une promotion de 26 élèves.

Sa promotion comme Capitaine suit donc rapidement, le 12/3/1864 et il va servir comme capitaine instructeur de cavalerie au 4e régiment de cuirassiers.
Le 1/10/1868, il est nommé officier d'ordonnance du ministre de la guerre, le général LeBoeuf, position qu'il occupe jusqu'au premiers jours de la guerre de 1870. Duvivier ne rejoint son régiment que le 19 aout pour prendre le commandement du 4e escadron, après la bataille de Froeschwiller, ce qui lui permet d'échapper à la futile charge d'Elsasshausen durant lequel il a été décimé. Engagé lors de la campagne de Sedan, il est fait prisonnier le 2/9/1870 et interné à Aschersleben.

Rentré en France en avril 1871, il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 1/2/1872 et, le 26/11/1872, il rejoint le 12e régiment de dragons. Il est promu Chef d'escadrons au 4e régiment de cuirassiers en 1875.

Lieutenant Colonel le 17/11/1878 au 3e régiment de dragons, il y est ensuite nommé Colonel. Promu officier de la légion d'Honneur le 17/2/1889, il prend sa retraite en mars de la même année.

Il est mort le 29/8/1894.

   

 

Le corps des instructeurs porte une tenue spécifique.

En grande tenue de manège le pantalon est blanc et l'habit est porté avec les broderies et les aiguillettes.

    

Etienne Joseph Alexandre Guérin

Engagé volontaire au 1er régiment de Lanciers le 18/11/1836, Guérin integre l'école de cavalerie de Saumur comme élève instructeur le 9/9/1837. Il ne tarde pas à se signaler par son aptitude à l'équitation et il est alors désigné comme sous maître de manège. Il passe brigadier le 24/4/1839, puis successivement fourrier et maréchal des logis. Il est ensuite nommé sous maître le 23/1/1841, faisant l'objet de la bienveillance toute particulière du chef écuyer Rousselet.

A l'arrivée du fameux écuyer Baucher à Saumur, Guérin adhère à sa technique d'équitation. Nommé Sous Lieutenant le 2/3/1845, il retourne brièvement au 1er régiment de Lanciers, mais il est rappelé à l'école comme sous écuyer le 29/3/1846, alors que d'Aure est Ecuyer en chef. La carrière de Guerin ne souffre cependant pas de ce changement à la tête de l'école, malgré les sévères querelles qui opposent les "bauchéristes" aux adeptes de la méthode d'Aure. "Le grand écuyer n'employa pas les persécutions contre M Guérin, il se contenta de la plaisanter sur sa religion et fit si bien qu'il arriva à lui inculquer un esprit de concession et de tolérance qu'il n'avait pas eu le courage d'adopter lui même. Aussi vit-on M.Guérin peu à peu établir la fusion entre les systèmes des deux chefs d'école, au grand bénéfice de ceux qui furent ses élèves" (Picard : "Origines de l'école de cavalerie et de ses traditions équestres").

Nommé Lieutenant le 11/4/1848, puis Capitaine écuyer le 10/7/1851, Guérin est nommé Ecuyer en chef de Saumur le 4/8/1855 et prend la succession du comte d'Aure dans la direction du manège. Il imprime alors sa marque dans la formation des officiers de cavalerie du Second Empire et publie en 1860 un essai théorique de dressage.

Il sert dans ces fonctions jusqu'en 1864, date à laquelle il est remplacé parle chef d'escadrons L'Hotte. Nommé Lieutenant Colonel du 5e dragons, c'est dans ce grade qu'il fait la guerre de 1870

Photo Le Roch (Saumur)

 

La tenue ordinaire se compose de l'habit bleu foncé du modèle affecté aux officiers du corps de l'état major, avec pantalon d'ordonnance bleu. Chapeau du modèle général de la cavalerie (feutre noir, à trois cornes, bordé d'un galon de soie noire et d'une cocarde tricolore). Les officiers du manège portent les aiguillettes et les broderies au col et aux manches.

Henry Alcide du Bois de Beauchesne,

Né le 15/11/1836 à Paris, élève à l'école de Saint Cyr en 1854, il est nommé Sous lieutenant le 1/10/1856 au 10e régiment de cuirassiers.

Promu Lieutenant le 14/3/1864, il est détaché comme officier d'instruction à l'école de Saumur. Il retourne à l'école de Saumur comme sous écuyer durant l'année 1866. C'est dans cette position qu'il est photographié par le Roch à Saumur.
 
Il rejoint le 4e régiment de chasseurs d'Afrique le 8/3/1867.  Il est nommé Capitaine le 24/6/1870, instructeur au 12e régiment de dragons. Resté au dépôt au déclanchement de la guerre de 1870, il rejoint l'armée de campagne qu'en novembre 1870 comme adjudant major au 5e régiment de marche des dragons. Après la guerre, il rejoint le 5e régiment de dragons. Il reçoit la Légion d'Honneur le 22/3/1872.
 
Il est nommé Chef d'escadrons le 5/8/1876 au 9e régiment de cuirassiers, puis Lieutenant Colonel le 23/8/1882 au 7e cuirassiers. En décembre, il est nommé attaché militaire à l'ambassade d'Autriche Hongrie. Il en revient le 17/2/1882 et est nommé commandeur de l'ordre de la couronne de fer et officier de la Légion d'Honneur en 1884.

Colonel le 13/1/1887 au 18e régiment de dragons, il est nommé Général de Brigade le 29/12/1892, il prend le commandement de la 2e brigade de chasseurs. En décembre 1896, il est nommé inspecteur général du 4e arrondissement de cavalerie, puis Général de division le 30/1/1897.

Promu commandeur de la Légion d'Honneur en décembre 1898. Il est mort le 2/8/1929.

Photo Le Roch (Saumur)

         

     

Alexis l'Hotte

Elève à l'école de Saint Cyr en 1846, il est nommé Sous Lieutenant au 4e régiment de Lanciers le 1/10/1845, puis passe au 7e régiment où il est nommé Lieutenant le 11/4/1848. A la formation des escadrons de guides, quelques jours après, il passe au 1er escadron. Il rejoint Saumur comme officier d'instruction et s'y signale comme un officier hors ligne et est nommé Capitaine instructeur au 1er régiment de cuirassiers le 10/12/1851. Chef d'escadrons le 25/6/1858 au 9e régiment de chasseurs, il prend la direction de la section de cavalerie de Saint Cyr le 5/1/1860 et est nommé chevalier de la Légion d'Honneur.

Réputé pour sa maîtrise de l'équitation, considéré comme le meilleur élève du grand ecuyer Baucher, il est nommé ecuyer en chef à Saumur le 16/3/1854. Il remet alors à l'honeur les travaux de manège. Dans ses mémoires, le lieutenant de Broissia qui fut son élève le décrit ainsi : "Par son abord d'une froideur excessive, par la rareté de ses paroles, la sévérité de son regard et la rigidité de sa tournure, il nous faisait l'effet d'un de ces personnages enigmatiques faits pour frapper les imaginations. Il ne se montrait au milieu de nous qu'à de rares intervalles et toujours dans des rôles si bien étudiés et si bien préparés qu'il nous apparaissait comme exempt de toute faiblesse humaine et comme incapable de commetre la plus petite faute. Nous le redoutions, comme la pauvre médiocrité redoute la plus grande perfection. Et pourtant, il avait des faiblesses comme tout le monde ce grand homme. Ses faiblesses, ils les montraient à toutes les générations d'officiers qui depuis dix ans lui succédaient à l'école, par sa liaison bien connue et fort scandaleuse avec le femme d'un de ses capitaine écuyer. Après elle, ce fut avec d'autres femmes, toujours choisies dans le personnel placé sous ses ordres. On en jasait dans chaque promotion et par conséquent dans toute la cavalerie [...] A l'école, tout le monde avait les yeux sur lui. Sa manière d'être nous en imposait. Nous étions même intrigués par les longues heures qu'il passait seul à seul avec son cheval au manège. Elles étaient entourées de tant de mystères et exigeaient une telle mise en scène que nous nous demandions ce qu'ils pouvaient faire tous les deux quand ils s'enfermaient dans ce grand manège qui porte aujourd'hui son nom. Personne ne pouvait en approcher, des cavaliers de remonte en gardaient sévèrement l'entrée, faisant passer au large les curieux tentés de s'y arrêter. Eux même ne parlaient qu'à voix basse de peur de déranger le maître. En dépit de ces travers, le colonel l'Hotte était un incomparable cavalier et le seul reproche sérieux qu'on puisse vraiment lui faire du point de vue de sa spécialité, c'est de n'avoir pas voulu faire profiter les autres de son talent. Il garda toute sa vie le secret de sa science." 

En 1870 l'Hotte, promu Colonel, commande le premier Dragon. Puis, à la tête du sixième Lanciers, il participe avec les versaillais à la sanglante répression de la Commune. Général de Brigade en 1874, il fera enfin triompher ses idées et le trot enlevé sera enseigné dans les écoles militaires d'équitation. Il revient une nouvelle fois à Saumur en tant que général commandant l'école en 1875, puis termine sa carrière militaire couvert d'honneurs, inspecteur général de la cavalerie, président du conseil de la cavalerie jusqu'à sa retraite en 1880. Montant encore chaque matin ses trois chevaux (ce qu'il fera jusqu'à l'âge de 77 ans) il rédige ses ouvrages "Un officier de cavalerie", où il campe les portraits des grands écuyers de son temps. Il meurt le 3/2/1904. Dans son testament, il ordonne « Je veux épargner la déchéance à mes trois chevaux, Glorieux, Domfront et Insensé. Qu'ils soient immédiatement abattus d'une balle de revolver. »

Photo Le Roch (Saumur)

Alexande Hippolyte Clément Renaudot

Elève à l'école de Saint Cyr en 1850, il est nommé Sous Lieutenant au 5e régiment de Lanciers le 1/10/1852. Deux ans plus tard, il passe au 6e régiment de cuirassiers et fait la campagne de Crimée entre mars 1855 et janvier 1856. Lieutenant le 6/10/1855, puis Capitaine le 18/10/1860, il est nommé écuyer à Saumur en décembre 1866.

Chef d'escadrons le 5/8/1869, il est major du 1er régiment de lanciers au début de la guerre de 70. Resté au dépôt durant la première partie de la guerre, il contribuee à former le 3e régiment de marche de lanciers. Il participe alors à la campagne à l'armée de la Loire au 18e corps d'armée. Le 28/11/1870 il s'illustre devant Juranville : "le capitaine d'artillerie Brugère, attaché à l'état major du 18e corps, prévient le commandant Renaudot, commandant en second du régiment que notre artillerie vient de démonter deux pièces prussiennes et qu'une de ces pièces est abandonnée près de Côtelles à 600 metres environ de notre première ligne. Sur sa demande, de l'infanterie a été envoyée pour la garder, mais elle a déjà perdu plusieurs hommes et seule elle ne peut rien faire. Immédiantement les chefs d'escadrons Renaudot et Dequen auxquels s'était adjoint la capitaine Brugère, partent au trot suivi de l'escadron formé en colonne par quatre ; il passent sous le feu de l'artillerie ennemie et arrivent à la hauteur du canon prussien. Le capitaine Brugère amène un avant train et quelques canonniers, mais il ne peut faire entre la cheville ouvrière dans la lunette de la pièce. Les Prussiens lancent alors des boîtes à mitraille et des scharpnels. Impossible de rester  plus longtemps dans cette situation critique, il faut à tout prix s'emparer du village. Le commandant Renaudot lance à sa troupe quelques paroles énergiques en lui montrant l'ennemi et se précipite de nouveau en avant dans la direction des Côtelles. Un premier fossé, appuyé d'abbatis est enlevé. Arrivé devant le village, l'escadron est encore arrêté par une barricade fortement protégée par deux maisons crénelées. L'ennemi tire à bout portant et le sous lieutenant Bucheron est renversé de son cheval. Le commandant Renaudot tourne alors la position par la gauche et ordonne au commandant Dequen d'exécuter le même mouvement par la droite. les Allemands voyant leur retraite coupée se jettent affolés hors des maisons et sont culbutés par les deux colonnes de cavalerie. Les lanciers se comportent admirablement, leurs revolvers américains font merveille et l'ennemi surpris par l'impétuosité de cette attaque se rend sans presque chercher à se défendre. Bientôt une centaine de prisonniers sont réunis. Cependant l'infanterie adverse cherche à reprendre l'offensive ; elle est appuyée par la deuxième pièce qui, ayant pu se retirer à temps, tire à mitraille sur le village. N'étant pas soutenu, le chef d'escadron Renaudot rallie l'escadron et se retire au pas, emmenant un major hanovrien et quelques hommes prisonniers. Chaque lancier rapporte un fusil prussien. Pendant ce temps le capitaine Brugère parvient à faire atteler la pièce et la ramène dans nos lignes aux hourras des troupes qui avaient assité de loin à ce brillant coup de main. (historique du régiment)" dans cette affaire le régiment a 7 hommes et 15 chevaux tués ou gravement blessés. Pour son action, Renaudot est nommé Lieutenant Colonel (13/12/70).  

Après la guerre Renaudot sert au 10e régiment de lanciers, puis en 1872, au 3e régiment de spahis. Il est promu Colonel, commandant le 3e régiment de Hussards et est promu officier de la Légion d'Honneur.

Promu général de brigade, il prend le commandement en octobre 1884 de la brigade de cavalerie du 5e corps d'armée.

Il meurt le 28/6/1888.

Photo Le Roch (Saumur)

   

 

La petite tenue de ville avec la tunique sans broderies et parements en pointe, pantalon d'ordonnance

Marie Alexandre Alois Massiet

 

Né le 10/5/1838 à Luneville, c'est le fils d'un officier de carabiniers. Saint Cyrien, il est nommé Sous Lieutenant le 1/10/1858 au 12e régiment de dragons. Il fait des passages remarqués à Saumur, d'abord comme sous lieutenant d'instruction en 1860, où il est classé premier, puis comme lieutenant d'instruction en 1863 où il sort en quatrième place.

Pour ces raisons, alors qu'il est Capitaine depuis 1867, il est appelé pour enseigner comme ecuyer à l'école de cavalerie, ce qui nous vaut cette jolie photographie.
Le 13/3/1870, il est appelé à Saint Cyr comme capitaine écuyer, mais la guerre de 70 lui fait rejoindre les rangs du 9e régiment de cuirassiers avec lequel il fait la campagne à l'armée de la Loire et à l'armée de l'est. Après la guerre, il reveint enseigner l'équitation à Saint Cyr.

Le 5/4/1875, il est promu Chef d'escadrons et quitte l'enseignement pour des postes en régiment qui vont lui faire attendre les sommets de la carrière : Colonel en 1884 au 7e régiment de hussards, il est nommé Général de division en 1894, il prend le commandement des 4eme puis 1ere divisions de cavalerie. 

Commandeur de la Légion d'Honneur le 25/12/1899. Il est mort le 10/6/1901.

Photo Le Roch (Saumur)

    

Les officiers et soldats attachés à l'école portent une tenue spéciale avec les aiguillettes.

Photo Le Roch (Saumur)

TROISIEME REPUBLIQUE

Le règlement du 10/2/1873 fixe une nouvelle tenue.

Les élèves conservent la tenue de leur corps, sauf pour le manège qui comporte une tenue spéciale. Les officiers élèves provenant de Saint Cyr portent l'uniforme de l'école sans les aiguillettes.


Trois amis, élèves à Saumur

Le cadre bleu.

Les officiers portent une tunique semblable à celle de la troupe en drap bleu foncé (noir) avec parements droits et grenades au collet. Le pantalon est en drap garance, avec une bande de drap bleu ciel. Les officiers du cadre portent les aiguillettes comme les officiers d'état major.

Capitaine Gustave Verschneider
Capitaine instructeur (1883).
Photo Coué (Saumur)

En 1883, les officiers recoivent le dolman du modèle des officiers de dragons, avec collet bleu ciel ornés d'une grenade et galons en forme de noeud hongrois. Le chapeau et l'épée sont supprimés. Ils portent pour les exercices équestres la culotte de manège en drap noir.

En 1900, la tunique avec collet bleu ciel remplacera le dolman.

La tenue des instructeurs et hommes de troupe cavaliers élève est la tunique en drap bleu, fermée par une rangée de 9 boutons avec une jupe comprenant deux pattes à la soubise avec 3 boutons d'uniforme. Collet en drap du fond (avec une grenade garance), parements en pointe.

La tenue de manège se compose d'une culotte (noire en petite tenue, blanche en grande tenue), des bottes à l'écuyère et du chapeau (dit à l'écuyère)

Photo Coué (Saumur)

Photo Coué (Saumur)

 


Chef d'escadron, instructeur d'équitation à Saumur
en grande tenue de manège

 

Photo de Groupe de l'école de Saumur en 1912

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