Louis Adolphe ZENTZ d'ALLNOIS, né le 16/7/1820 à Cons la Grandville (Moselle)

 

Fils d'un capitaine de la Garde du Premeir Empire. Elève de la Flêche.

ESM 1838. Nommé Sous lieutenant le 1/10/1840 au 44 RI. En Afrique jusqu'en 1853.

Lieutenant le 19/7/1845.

Capitaine le 9/6/1848. Passe au 12e BCP. Campagne de la Baltique, commande l'avant garde de 350 hommes lors du débarquement dans l'île d'Aland et se distingue dans la prise d'une tour fortifiée. Chev LH 1854.

Chef de bataillon le 5/9/1854 au 12 e BCP.

Lieutenant Colonel le 2/8/1858 au 71 RI. Campagne d'Italie dans le Corps de McMahon. Batailles de Magenta et de Solférino.

Colonel le 11/8/1861 au 63 RI qu'il commande neuf ans, dont quatre en Algérie. Dirige plusieurs colonnes sur la frontière de Tunis, contre les Kroumirs, à Tebessa (dont il est chef de cercle). Est en Kabylie en 1865 et libere le fort de Takitount assiégé par les Hammechas. Off LH 1864.

Lors de la guerre de 1870 contre l'Allemagne, il a une belle conduite lors de la bataille de Spickeren-Forbach où il remplace son général de brigade blessé et rallie un moment la ligne et tient pendant trois heures. Dans son rapport le général de Laveaucoupet indique "Il s'est particulièrement distingué à la bataille de Spickeren, lorsque le général Doëns blessé a du laisser  le commandement de la brigade. c'est à  lui que je dois avoir pu rallier en arrière de la crête boisée située en avant de Spickeren les bataillons du 40e de ligne et du 24e qui pendant toute la journée avaient défendu le bois. C'est là que debout à quelques pas en arrière de ses hommes placés sur deux lignes et qui étaient couchés pour donner moins de prise à l'ennemi, il a tenu de 5h30 à 8h30 et resisté à toutes les attaques. Le colonel Zentz est un des quelques officiers qui m'ont permis de tenir la position. Il a été magnifique de sang froid et de bravoure et cela pendant de longues heures "
L'historique du régiment relate : "Le colonel Zentz, seul debout se promenait derrière la première ligne, surveillant attentivement les mouvements de l'ennemi. Tout à coup on le voit chanceller puis tomber brusquement à terre de toute sa hauteur. Le régiment pousse un cri :"le colonel est tué !" Mais lui, se relevant froidement : "Ca n'est rien" dit il en ramassant son képi; et il reprend sa promenade. Il avait été atteint en pleine poitrine par une balle morte heureusement, dont le choc l'avait jeté par terre sans lui faire aucune blessure."
Il est promu Générale de brigade le 12/8/1870 et prend la tête de la 1ere bridage de la 2eme DI. Batailles de Borny. Prisonnier de guerre, il prend le commandement du camp de Toulouse de retour en France et intervient dans la ville contre la commune, notamment à Narbonne (Comm LH). Commande la 6em brigade de cuirassiers de 1873 à 1877.

Général de division le 6/6/1877. Commande la 29e DI (1877-1877), puis la 11e (1879). En 1880, il est nommé commandant du 11e CA pour trois ans. GO LH 1880. Président du Comité d'infanterie en 1884 et 1885.

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