Nicolas Joseph VOISIN, né le 15/12/1830 à Lyon
 
 

Photo Michele Mang (Rome)

 
 

Elève de l'école Polytechnique, il débute comme Lieutenant au 17e régiment d'artillerie à cheval, d'où il passe bientôt au régiment d'artillerie à cheval de la Garde Impériale. En 1855 il s'embarque pour l'armée d'Orient où sa belle conduite lui vaut, l'année suivante, la croix de chavalier de la Légion d'Honneur.

Il est promu Capitaine en 1858 et adjudant major au 9e régiment. Il sert à Rome en 1861, adjoint au commandant de l'artillerie des divisions d'occupation en Italie (poste dans lequel il est photographié ci dessus). Il ne quitte ce poste en 1863 que pour aller au Mexique où il rend, jusqu'en 1867, comme adjoint à l'état major, puis comme commandant de batterie, les plus signalés services.

Chef  d'escadron en 1870, à la veille de la guerre, il est adjoint à l'état major de l'artillerie du 1er corps d'armée et prend part à la bataille de Sedan.
Après avoir été pendant trois ans aide de camp du général Forgeot, il se voit ensuite appelé au poste de chef d'état major de l'artillerie de la place et des forts de Paris.

Les façons remarquables dont il remplit ces fonctions lui valent de les conserver comme Lieutenant  Colonel en 1875 et comme Colonel en 1878. En 1880, il est placé à la tête du 30e régiment.

Il est nommé Général de Brigade en 1883 et commande successivement l'artillerie de la place et des forts de Lyon et la 15e brigade d'infanterie.

Général de Division en 1888, il est nommé membre du Comité technique de l'artillerie, du Comité consusltatif des poudres et salpetres, de la Commission mixte des travaux publics et président de la Commission de récéption des poudres de guerre. Après avoir commandé la 12e division d'infanterie en 1890 et, en 1892 le 5e Corps d'armée, le général Voisin est appelé en 1893 au poste de Gouverneur militaire de Lyon et de commandant du 14e corps d'armée, qu'il conserve jusqu'à son passage au cadre de réserve en 1895. Il avait été fait l'année précédente Grand Officier de la Légion d'Honneur.

Il est mort le 3/11/1904 à Jallieu dans l'Isère.

Dès ses débuts dans la vie militaire, le général Voisin  par son zèle et sa vive intelligence, son instruction étendue et variée, paraissait appelé à fournir la plus brillante carrière : l'événement n'a pas démenti ce pronostic favorable. A l'expérience que lui donnaient ses nombreuses campagnes et ses brillants services de guerre, il joignait un jugement sûr et un coup d'oeil qui en faisaient, sur le terrain, un chef militaire de premier ordre. Tous les officiers qui ont pris part aux manoeuvres digigées par lui ont été profondément impressionnés par la saisissante justesse de vues avec laquelle il savait caractériser une situation tactique et formuler la critique d'une opération. Mais ces critiques si judicieuses étaient toujours agréables à entendre, car le général Voisin n'était pas seulement un tacticien du plus haut mérite, il était encore l'homme bon et affable par excellence ; et son inépuisable bienveillance, qui le faisait adorer de tous, savait rendre facile à tous ceux qui servaient sous ses ordres l'accomplissement de leur devoir. (Necrologie de la revue d'artillerie).

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