Tirailleurs algériens

 

Tenue de la troupe

En 1853, la nouvelle tenue des tirailleurs est décidée :

Veste de forme arabe en drap bleu de ciel bordée d’un galon plat de laine jonquille de 12 mm de large. Le devant est orné d’une arabesque en galon jonquille de 12mm terminée en trèfle sous le creux de la clavicule. Le galon fait une boucle simulant une fausse poche (tombeau) dont la couleur est distinctive du régiment (garance au 1er, blanc au 2nd, jonquille au 3e, puis drap bleu du fond de la veste pour les tirailleurs tunisiens).

La manche a un parement en pointe marquée par un galon jonquille de 12mm

Le pantalon de forme arabe (seroual) est en drap bleu ciel orné d’un cordonnet jonquille sur les coutures du coté

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Sergent fourrier du 1e régiment
Photo Crémière (Paris)

 

Cette tenue va peu évoluer jusqu'à la première guerre mondiale et rester stable durant toute la période de "la revanche".

 

caporal indigène du 1er tirailleur
avec chéchia et veste ouvragée
Photo Girard (Paris)

 

Sous officier du 2e tirailleurs à Madagascar

 

Tirailleur du 1er régiment
Avec chéchia et turban
Photo David (Blidah)

Tirailleur du 3e régiment avec turban
Photo Chazal (Constantine)

Sous officier du 4e régiment
avec chéchia

 

 

Tenue des officiers

L'uniforme est codifié par un texte de fevrier 1853

 

En grande tenue, la tunique est en drap bleu de ciel (apparaissant très clai sur les photographies d'époque) de la forme de celui des chasseurs à pied (boutonnant droit par 9 boutons). Le collet jonquille est arrondi et sans attribut. Le parement en pointe est en drap de la veste avec un passepoil jonquille. A partir de la taille, la jupe plisse en plis de 30m  de large.

Le pantalon de drap garance est bordé d’une bande de drap bleu ciel de 50mm.

 

Colonel Gandil
Photo Plasse et Oberty (Oran)

Photo Prevot (Paris)

Spécificité du corps des tirailleurs algériens (partagé avec les spahis), le corps des officiers est composé d'officiers indigènes, jusqu'au grade de lieutenant. Ils portent une tenue spécifique : veste et gilet de forme arabe, en drap bleu de ciel, ornés de tresses et de galons en or (grande tenue) ou en soie noire. Grades en forme de noeuds hongrois sur les manches. Pantalon arabe en drap bleu de ciel, en fait souvent délaissé au profit d'un pantalon orné de chamarrures en soie noire. Chéchia et turban, bottes souples en cuir noir verni.


Sous lieutenant indigène, vers 1860


Lieutenant indigène


A partir de 1872, l’uniforme subit les mêmes modifications que dans la ligne.

De 1872 à 1883, les officiers portent une tunique en drap bleu ciel, avec le numéro du régiment au collet en chiffre doré. Le pantalon, très large à plis sur le devant est en drap garance.

 

Photo Geiser (Alger)
Tenue vers 1880

 

 

En 1883, les officiers de tirailleurs, comme les autres officiers d'infanterie, recoivent le dolman de 7 gros boutons et autant de brandebourgs.

 

Comandant Balan
Photo Touranchet (Paris)
Tenue vers 1890

Photo Fould (Sousse)

En 1895, le dolman est échangé contre une tunique, dite ample, du modèle général de la troupe à pied. Une rangée de 7 gros boutons (9 en 1905). Les parements en pointe sont surmontés par des galons en forme de fer de lance. Cette tunique est portée sans brides d'épaulettes, ni épaulettes, même en grande tenue.

LtCol Picquart

Photo Panajou (Bordeaux)

Photo Prompt et Genet (Albi)

 

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