L'INFANTERIE SOUS LE SECOND EMPIRE (1867-1870)
Les soldats
L'uniforme de 1860 sucita de nombreuses critiques, notamment en
raison de son inadaptation à la vie de campagne : les jambières blessaient
les hommes et le shako était trop peu pratique.
Le 2/12/1867, un nouveau
règlement fixe la tenue des hommes : La tunique prend deux rangées de 7 boutons
et sa jupe est rallongée à 34 cm. La parements deviennent droits et sans patte.
La coupe du pantalon devient droite. Le shako devient en feutre, il est rabaissé
à 11 cm et il perd sa plaque. Le bandeau porte devant le numéro du
régiment, avec un pompon portant le numéro de la compagnie. Un nouveau képi plus
bas que le précédent est aussi mis en service.
En 1868, les compagnies
d'élite sont supprimées.
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Sergent major |
Les officiers
Le 14/8/1867, ils percoivent une nouvelle tunique à deux rangées de 7 boutons, sans pattes aux parements. Un nouveau schako semblable à celui de la troupe est aussi distribué (à turban garance et bandeau bleu foncé), avec des tresses en or figurant le grade. Le schako peut être recouvert d'un couvre schako en toile vernie noire, orné du numéro du régiment en jaune. Les attributs aux collet (jonquille) sont supprimés.
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Le 15 juillet 1870, les officiers cousent sur leurs manches, au dessus du parement, des galons plats figurant leur grade. Un révolver, une besace ou des jumelles compléteront la tenue.
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En opérations, la tunique se porte avec la capote roulée en
sautoir et la ceinture de flanelle roulée autour de la taille, comme le décrit
en juillet 1870 le capitaine Zédé, futur général de corps d'armée : "Je profitais du temps pour
régler mes petites affaires personnelles. Je commençais par me vêtir des pieds à
la tête d'effets neufs et je reservais les moins bons pour aller dans ma valise.
Il faut agir ainsi en campagne, attendu qu'on est toujours exposé à perdre ses
bagages et mieux vaut perdre le moins bon que le meilleur. Je mis dans ma valise
une tunique, un pantalon, un képi, un col, deux chemises deux caleçons, quatre
paires de chaussettes, six mouchoirs, deux serviettes, une paire de souliers de
troupe avec des guêtres blanches, une petite trousse d'objets de toilette et
rien de plus. J'achetais une tente et un matériel de couchage plus léger que
celui que nous usions en Afrique, attendu que comme capitaine j'avais droit à
quarante kilos sur la voiture à bagages de mon bataillon; je n'atteignis
d'ailleurs pas ce poids, bien que j'eusse substitué à une couverture, une lourde
capote en drap de soldat de cet excellent modèle dit Criméénne et qui me rendit
bien des services à Metz. Je devais porter sur moi, en sautoir, mon revolver
dans son étui, une capote en caoutchouc et une petite sacoche contenant de quoi
écrire, une petite lorgnette, une carte, une boussole, un fort couteau et un
mouchoir. "
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Deux officiers subalternes |