LES TIRAILLEURS ALGERIENS
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Historique sous la IIIe République

 

Après la guerre de 1870, le 1er Tirailleur est reformé en Algérie. De 1871 à 1894, il participe à diverses campagnes de pacification (Kabylie 1871, El Amri 1877, Aurès 1879, Sud oranais 1881, M'Zab 1882, Sahara 1894) et à la campagne de Tunisie. Le régiment contribue à la mission Saharienne Foureau-Lamy (1898). Ce corps est aussi envoyé outre mer : au Sénégal et au Congo (1882-1884), au Tonkin (Son Tay 1883, Bac Ninh 1884, Lang Son 1885) et à Madagascar (1895-1897). Au début du XXe Siècle, il contribuera aux expéditions au Maroc entre 1912 et 1914.

Alphonse Ferdinand Chaumont

Né le 30/12/1848 à Robert Espagne dans la Meuse. Il est engagé volontaire le 12/8/1870 pour la durée de la guerre et est incorporé au 29e régiment de ligne. Il passe au 8e régiment de marche  le 18/8/1870 et est nommé caporal. Le régiment est redénommé 108e régiment d'infanterie, lorsque Chaumont devient titulaire de la légion d'Honneur, reçue durant les opérations de la guerre, le 18/12/1870. Cette distinction est assez rare pour ce grade et témoigne d'un acte de courage qui a dû le signaler particulièrement. Il a en effet été blessé le 2/12/1870 par une balle à l'omoplate droite au combat de petit Brie lors du siège de Paris. Il est alors nommé sergent.
A la fin de la guerre, il souscrit un nouvel engagement et passe au 1er régiment de tirailleurs algériens en 1872.

Il est nommé sous lieutenant le 15/11/1874. En 1875, lorsque est pris ce joli portrait en gros plan, le jeune sous lieutenant arbore fièrement sa décoration.

Il quitte les tirailleurs assez rapidement, puisqu'en 1879, on le retrouve au 42e régiment d'infanterie à Blefort. Il continue alors une carrière metropolitaire, nommé lieutenant le 13/5/1881, puis capitaine le 30/11/1887 au 144e régiment d'infanterie à Bordeaux.

Il termine sa carrière militaire au tout début du XXe siècle et meurt en juillet 1906

Photo Berthommier (Alger)

  

   

Georges Jean Gabriel Eugène Balan

Né le 13/11/1847 à Orléans, il fait l'école de Saint Cyr (promotion de Vénétie 1865-1867) et à sa sortie est nommé sous lieutenant au 7e bataillon de chasseurs à pied.

Durant la guerre de 1870, il est blessé durant la bataille de Borny. Echappant à la capture de Metz, il est muté au 8e bataillon, mais sa blessure l'empêche de participer à la suite des opérations de guerre. Il termine la guerre comme chevalier de la Légion d'Honneur.

Promu lieutenant, puis capitaine, il sert aux chasseurs à pied en Algérie, puis est muté au 1er régiment de tirailleurs algériens. En 1885, il est nommé chef de bataillon et part au Tonkin. Il est photographié à Hanoï, portant la tenue modèle 1884 et les aiguillettes d'état major. En effet, à cette date, il sert "hors cadre" et organise la création du 1er bataillon de tirailleurs anammites. Retourné en Algérie, en aout 1886, il suit les cours de l'école de guerre et est nommé breveté d'état major. Il sert aux tirailleurs algériens jusqu'en 1891.

Il finira sa carrière comme général de brigade, avant de mourir, des suite d'une hémorragie cérébrale en 1905.
Une page spéciale est consacrée à sa carrière

Photo Yu Hing Tchon (Hanoï)


Après la guerre de 1870, le 2em Tirailleur participe aux expéditions de Kabylie en 1871, et celles du sud Orannais (1881-1882). Il est envoyé en Tunisie en 1881. Le régiment n'est envoyé outre mer qu'à Madagascar (1895-1897). Au début du XXe Siècle, il contribuera aux expéditions au Maroc de 1912 à 1914.

Philippe Guillaume Roger Marty

Saint Cyrien de la promotion "premier des grandes manoeuvres" (1896-1898), il en sort Sous lieutenant.

Nommé Lieutenant le 1/10/1900 au 2e régiment de tirailleurs algériens. Il y est photographié dans la belle tenue de 1894 lors d'une permission en France. Il prépare l'école de guerre et y est reçu.

Bréveté d'état major, il revient en garnison en métropole comme stagiaire au 125e régiment d'infanterie

Il quitte l'armée peu de temps après.

Photo Michelsen (Bayonne)

    


Le 3e Tirailleur est engagé en Algérie (Repression de l'insurrection en 1871, El Goléha 1873, El Amri 1876, Aures 1879) et en Tunisie (1881). Le 3e tirrailleurs envoie ausi un contingent au Tonkin de 1883 à 1886 (Son Tay, Bac Ninh, Hong Hoa, Lang son), puis à Madagascar (expédition de la conquète en 1896, puis pacification de 1896 à 1897). Au début du XXe Siècle, il contribuera aux expéditions au Maroc.

     

Charles Albert Godon

Né le 21/2/1848 à Laon c'est le fils d'un avocat. Il est engagé volontaire au 20e bataillon de chasseurs le 30/8/1868 et débute la guerre au bataillon comme sergent fourrier. Le 31/8/1870, il est blessé à la bataille de Serrigny (autour de Metz) d'une contusion au genou droit provoqué par un eclat d'obus. Il est cité à l'ordre du 4e corps d'armée et nommé adjudant le 19/9/1870. Capturé à Metz, il réussit à s'évader le 26/11/1870 et rejoint l'armée du nord. Le 12/12/1870, il est nommé Sous Lieutenant et est une nouvelle fois blessé d'un coup de feu à la cuisse lors de la bataille de Saint Quentin le 19/1/1871 à l'armée du nord.

Après la guerre, il est promu Lieutenant le 16/9/1871 et passe en juillet 1875 au 2e bataillon de chasseurs.

Capitaine le 8/5/1876, il passe au 3e régiment de tirailleurs algériens et sert en Algérie entre juin 1876 et septembre 1883. C'est un an après son arrivée au corps qu'il est pris en photo par Chazal, à Constantine, dans une pose romantique. Il dédicace sa photo à un ami "au plus séduisant des officiers d'ordonnance".
En novembre 1881, il est affecté au corps expéditionnaire de Tunisie comme commandant le la 2e compagnie  du 2e bataillon. Il fait partie de la colonne qui se rassemble à Négrine et rejoint Gafsa le 30/11/1881 qu'elle occupe et fortifie jusqu'en fevrier 1882.
Le 28/9/1883, il est désigné pour partir au Tonkin comme capitaine adjudant major du bataillon de son régiment qui contribue à la formation d'un régiment de marche. Rassemblé à Hanoï le 24 novembre, le régiment fait campagne sur Son Tay en décembre. La ville est défendue par un système défensif impressionnant, notamment  par l'ouvrage de Phu Sa qui est pris le 15 au prix de pertes importantes (estimées à 1/4 du bataillon). Le commandant ayant été blessé lors de l'assaut, Godon prend le commandement de son bataillon. Après avoir été renforcé en fevrier 1884, il conduit le bataillon lors de l'expédition de Bac Ninh et il est cité à l'ordre du corps expéditionnaire pour avoir commandé avec intelligence et entrain son bataillon lors de la prise de la position de Trong Son, le 12/3/1884.

Il est nommé Commandant le 30/12/1884 et rejoint le 49e régiment d'infanterie à son retour en France le 23/9/1886. Il reçoit la croix de chevalier de la légion d'honneur le 16/4/1886 et est nommé chevalier de l'Ordre royal du Cambodge.

Promu Lieutenant Colonel le 11/10/1892 au 37e RI, il ne figure plus dans l'annuaire de 1900. Il est mort le 24/1/1933.

Photo Chazal (Constantine)


Le 4e Tirailleur est créé en 1884 en Tunisie où il reste en garnison jusqu'en 1912. A cette date des bataillons du régiment sont envoyés au Maroc, où ils se distinguent notamment dans Fez, mais aussi lors des opérations de pacification et de conquête.

Louis Mathieu Victor Garilhe

Sous lieutenant le 18/5/1876 au 142e régiment d'infanterie 

Lieutenant le 10/7/1881, il passe au 22e RI

Il passe au 4e régiment de Tirailleur algérien (en 1885, 1888). Il y est promu capitaine le 22/2/1888 et est chl en 1894. En 1900, il est capitaine adjudant major.

Promu chef de bataillon le 2/4/1902 au 142e RI

En 1907, il est revenu à Tunis, comme chef de bataillon du 15e bn territorial de zouaves

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