Les régiments d'infanterie (num 76 à 90) 

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 Historique sous le IInd Empire et la République

 

Le 76e régiment d'infanterie est.


Le 77e régiment d'infanterie est.


Le 78e régiment d'infanterie est.


Le 79e régiment d'infanterie est héritier du 4e régiment léger. Créé en 1855, il participe à la campagne de Crimée (siège de Sébastopol) et en 1870 à la bataille de Sedan.

     

Louis Jean Baptiste Paulin Estelle

Né le 24/8/1815 à Aix.

Capitaine le 2/10/1848, il sert au 4e régiment d'infanterie, puis au 2e bataillon des tirailleurs indigènes d'Oran. Il a reçu la croix de la Légion d'Honneur le 23/8/1857. 

En 1859 il fait la campagne d'Italie avec le 3e régiment de tirailleurs indigènes et il est blessé lors de la bataille de Magenta.

Envoyé au Mexique à la tête d'une compagnie il se distingue lors de la bataille de San Lorenzo en mai 1863 en entrainant tout le bataillon par l'exemple de sa compagnie. il est alors promu officier de la Légion d'Honneur.

Promu chef de bataillon le 6/8/1863 au 79e régiment d'infanterie, il rentre en France. Il ne figure plus dans l'annuaire de 1868 et est mort le 5/2/1871.

 

Photo Odinot (Nancy) 


Le 80e régiment d'infanterie est héritier du 5e régiment d'infanterie légère. Après avoir fait campagne en Crimée de 1854 à 1856 et engagé notamment lors de la prise de Sébastopol, il fait la guerre d'Italie  et en 1867 fait partie du corps d'occupation français dans les Etats du Pape. En 1870, il est engagé aux batailles de Borny, Rezonville et Saint Privat, puis lors du siège de Metz. SOn 4e bataillon participe au siège de Verdun.
Envoyé en Algérie de 1871 à 1875, l'un de ses bataillons participe ensuite à la campagne de Tunisie en 1881..

Alexis Leon Dieu

Né le 2/12/1837 à Paris, il est Saint Cyrien de la promotion de l'Indoustan (1857-1859). Sorti dans un mauvais rang de l'école (223e sur 240), il est affecté au 80e régiment d'infanterie comme sous lieutenant le 1/10/1859.
Son début de carrière est assez long, car il n'est nommé lieutenant que le 7/8/1867. C'est dans ce grade qu'il pose dans la nouvelle tenue d'infanterie de 1868, orné de la croix de Mentana qu'il a reçue lorsque son régiment était en Italie en 1867. 

Lors de la guerre de 70, à la bataille de Gravelotte, son bataillon est envoyé en soutien du 1er bataillon du régiment qui défend la ferme de Saint Hubert. Les hommes doivent parcourir 300 metres à découvert sous le feu des prussiens et tous les officiers sont touchés dans l'assaut. Dieu reçoit trois balles dans le corps et deux dans ses vêtements. Ces états de service détaillent ses blessures : "Un coup de feu à l'épaule gauche, un coup de feu à l'avant bras gauche et un coup de feu à l'abdomen"... Pour son action, il est décoré de la croix de chevalier de la légion d'honneur. Laissé grièvement blessé à l'ambulance, il est capturé par les Allemands à la capitulation de metz, mais il parvient à s'évader le 31/10/1870, pour rejoindre les armées de province. Il est alors nommé capitaine au 13e bataillon de marche des chasseurs à pied.

Après la guerre, son grade est confirmé (capitaine en date du 10/7/1871) et il sert au 13e bataillon de chasseurs, puis passe au 21e bataillon de chasseurs à pied en 1872. Il va alors servi en Algérie entre décembre 1872 et juillet 1873.

Le 7/3/1885, il est nommé chef de bataillon, grade dans lequel il finit sa carrière comme officier de la légion d'honneur (promu le 28/10/1888).

Il est mort le 14/2/1919.

    


Le 81e régiment d'infanterie est héritier du 6e régiment d'infanterie légère. Après avoir servi en Algérie entre 1841 et 1846 (prise de Mascara, bataille d'Isly...), il est en Crimée en 1855. De retour en Algérie, il fait la campagne du Maroc (1859) et de Kabylie (1860). De 1862 à 1869, il est envoyé au Mexique.
Durant la guerre de 70, il est à l'armée du Rhin et combat à Rezonville, Saint Privat et Noisseville.
Sous la troisième république, il est envoyé à deux reprises en Algérie, d'abord en 1871 dans la province d'Alger, puis de 1881 à 1888, pour participer à la campagne du sud orannais. 

  

Louis Albert Cret

Né le 28/9/1850 à Bourgoin Jallieu, il est appelé par anticipation comme soldat au 87e RI le 16/10/1870. Affecté au 51e régiment de marche, il y gravit rapidement les grades et est nommé sous lieutenant le 14/12/1870.  Il sert contre la Commune et le 26/4/1871, il est cité à l'ordre de l'armée pour sa belle conduite au combat d'Asnieres.

Ayant choisi de rester dans l'armée, il est promu Lieutenant le 21/2/1874 au 115e régiment d'infanterie, il y reste lors de sa promotion au grade de capitaine en juillet 1881, après avoir servi comme officier d'ordonnance du général Jeanningros, commandant la 8e division. Il sert alors en Tunisie entre 1883 et 1886. En aout 1887, il est détaché au Tonkin, comme officier d'ordonnance du colonel Lebrun, commandant une brigade de l'Annam, puis il est attaché à l'état major du Tonkin. Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 8/7/1889, alors qu'il commande une compagnie au 4e régiment de tirailleurs tonkinois. 

Il est promu chef de bataillon le 2/10/1891. Revenu d'extrème orient en 1892, il est affecté au 1er régiment de Zouaves. C'est dans ce grade qu'il reçoit la croix du Nicham Iftikar qu'il poste en sautoir sur la photo ci contre. Il sert en Algérie, puis dans les régions sahariennes (mai-aout 1897).

Promu lieutenant colonel du 163e RI en 1899, il est affecté au corps expéditionnaire de Chine entre aout 1900 et septembre 1901. A son retour, il reçoit la croix d'officier de la Légion d'Honneur peu avant d'être  nommé colonel du 81e régiment d'infanterie le 9/4/1903.

Il finit sa carrière comme général de brigade (nommé le 24/9/1907), commandant la 37e brigade d'infanterie. Il meurt en 1931, sans avoir servi durant la première guerre mondiale.

Photo Tarniquet (Béziers)


Le 82e régiment d'infanterie est l'héritier du 7e régiment d'infanterie légère, engagé en Algérie entre 1851 et 1854. Il fait la guerre en Crimée de 1854 à 1855 et se distingue à Inkermann et lors du siège de Sébastopol. Après avoir fait la campagne d'Italie, il retourne en Algérie entre 1864 et 1867. Durant la guerre de 70, le régiment est engagé à la bataille de Sedan.

Alexandre Escolle

Né le 31/1/1837 à Aups dans le Var, c'est un ancien élève de saint cyr (promotion du Prince Impérial 1855-1857)

Il est nommé sous lieutenant le 1/10/1857 au 3e régiment des grenadiers de la Garde et fait la campagne d'Italie dans ses rangs. Il y est promu Lieutenant le 21/7/1863.

Capitaine le 11/3/1868, il passe au 82e régiment d'infanterie.

Durant la guerre de 1870, il participe à la bataille de Sedan et y est blessé.

Il quitte l'armée peu après la guerre, il est décédé en 1900.

Photo Petit (Paris)

  


Le 83e régiment d'infanterie est.


Le 84e régiment d'infanterie est.


Le 85e régiment d'infanterie est l'héritier du 10e régiment d'infanterie légère qui a combattu en Algérie de 1832 à 1836. Créé en 1855, le 86e RI est engagé en Crimée lors du siège de Sébastopol, puis en Italie en 1859 (Magenta et Solférino). En 1870, il est à l'armée du Rhin et combat à Borny, Rezonville et Servigny.

      

     Adolphe Etienne Gounon.

 

Né le 20/1/1838 à Chalançon (Ardeche). Il est sorti de l'école de Saint Cyr dans la promotion du Mexique (1861-1863), puis est nommé Sous lieutenant au 85e RI le 1/10/1863. C'est dans ce grade qu'il fait la guerre de 70.

Lieutenant le 18/7/1871, il passe dans la Garde Républicaine et poursuit sa carrière militaire dans la gendarmerie.

Il décède en 1900 comme colonel de gendarmerie, chevalier de la Légion d'Honneur.

 

Photo Collet (Metz)


Le 86e régiment d'infanterie est.


Le 87e régiment d'infanterie est.


Le 88e régiment d'infanterie est.


Le 89e régiment d'infanterie est.


Le 90e régiment d'infanterie est héritier du 15e léger qui s'est illustré en Algérie entre 1839 et 1846. Renommé 90e régiment d'infanterie en 1855, il est en Algérie entre 1856 et 1859 pour l'expédition de Kabylie. En Italie en 1859, il perd son colonel lors de la bataille de Magenta.
En 1870, il combat à Borny et Saint Privat.

François Mignard

 

Il s'engage comme soldat au 80e RI, il y passe sous officier et sert en Crimée où il est blessé, puis en Italie.

Ses beaux services de guerre lui valent la médaille militaire, la médaille de Crimée, la médaille d'Italie et la valeur militaire sarde, ainsi que le grade de sous lieutenant le 13/4/1867.

Il reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur en 1870

Capitaine le 21/7/1873 au 21e BCP, puis il passe au 90e régiment d'infanterie, régiment dans lequel il finit sa carrière active vers 1885.

 

Photo Maujean et Leopold Dubois

  


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