L'artillerie et le génie de la Garde - Historique sous le IInd Empire

 

Le régiment à cheval est créé le 1/5/1854 à 6 batteries et d'un cadre de dépôt. Il participe aux campagnes de Crimée, d'Italie et du Mexique avant d'être engagé lors de la guerre de 1870.

 


 Le régiment monté est créé le 17/5/1855. D'abord dénommé régiment à pied, il devient régiment monté le 20/2/1860. Composé de 8 batteries, il participe aux campagnes d'Italie et du Mexique avant d'être engagé lors de la guerre de 1870.

    

Antoine Hyacinte Rolland

Capitaine le 13/10/1849. Il fait campagne en Crimée, comme commandant une batterie du 16e régiment.
A la création du régiment d'artillerie à pied de la Garde Impériale, le capitaine Rolland est appelé à commander la 4e batterie, formée à Versailles le 23/10/1856. Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 8/10/1857 "vingt ans de service effectif, deux campagnes".
En 1859, il conduit sa batterie pour la campagne d'Italie. A Magenta, deux sections de sa batteries sont engagées en fin de journée pour tirer sur le village de Rebecco. A Solférino, sa batterie reste en réserve. C'est probablement peu de temps après son retour en France qu'il se fait photographier par Disdérie, en grande tenue, arborant ses décorations fraichement reçues durant la campagne.
Le 1/4/1860, il conserve le commandement de la 4e batterie, désormais dénommé batterie montée. 

Promu Chef d'Escadrons le 14/8/1860, il sert au 3e régiment à pied. En 1870, il commande l'artillerie du corps d'Italie en poste à Civitta Vecchia.

La guerre déclarée, il est promu Lieutenant Colonel et prend la tête de l'artillerie de la 1ere division du 5e corps d'armée (5, 6 et 7e batteries du 6e régiment d'artillerie). Le matin du 1/9/1870, lors de la bataille de Sedan, ses trois batteries sont envoyées pour soutenir l'artillerie du 1er corps et sous ses ordres, elles prennent position sur la crête qui s'étend de Dailly à Givonne. Lorsque le mouvement de retraite des troupes française commence, les trois batteries qui jusqu'alors avaient été protegées par la crête contre les feux directs, sont prises d'écharpe et de revers "cependant elles tinrent dans cette position jusqu'à ce que l'ennemi, voyant l'effet de son feu sur nos troupes, commenca à faire déboucher ses colonnes d'infanterie. Les batteries s'opposèrent à leur marche en tirant tout ce qu'elles avaient de boites à mitraille" (rapport officiel de la bataille de Sedan).  Un peu avant dix heures, il reçoit une blessure qui l'oblige à remettre son commandement à son chef d'escadrons.

Il meurt de ses blessures à Sedan le 22 septembre.

Photo Disdéri (Paris)

Marie Charles Raoul Frédéric Pinte

Né le 6/9/1843. Sous Lieutenant le 1/10/1867, il est nommé au 19e régiment d'artillerie.

Il est nommé dans la Garde comme Lieutenant en second à la 1ere batterie montée de la Garde le 10/3/1869. Il pose ici à l'école de Saumur, vers 1868, où il sert comme élève officier instructeur. Il porte sur cette photo la grande tenue du régiment, avec la sabretache ornée de l'aigle et des canons croisés, ici bien visible.
Lors de la guerre de 1870, sa batterie est affectée à la division des voltigeurs de la Garde. A Rezonville, le 16 aout, sa batterie n'ouvre le feu que vers 4 heures du soir contre les batteries prussiennes établies à Flavigny et combat jusqu'à la tombée de la nuit. Pinte n'est pas engagé à Saint Privat, ni dans les batailles du siège de Metz. il capitule avec le reste de l'armée à Metz le 28/10/1870.

Après la guerre, promu Capitaine le 30/11/1871, Pinte est affecté au 34e régiment et y sert comme instructeur d'equitation et de conduite des voitures.

Il est nommé Chef d'escadron le 25/2/1887 et prend le commandement du 1er bataillon d'artillerie à pied vers 1894.

Il finit sa carrière Colonel (nommé le 23/7/1898), officier de la Légion d'Honneur. 

Photo le Roch (Saumur)

     

       

François Hermann Gaertner

 

Né le 21/5/1834 à Paris. Il s'engage en avril 1852 au 9e régiment d'artillerie. Il y fait campagne en Crimée alors qu'il est maréchal des logis en y étant à deux reprises de juin à novembre 1854, puis de juillet 1855 à juin 1856.

Il est promu Sous Lieutenant le 2/8/1858 au 17e régiment à cheval, il fait la campagne d'Italie.

En janvier 1860, il passe au régiment monté de la Garde Impériale est y est nommé Lieutenant le 2/8/1860 . Le 11/9/1862, il embarque sur le Montezuma pour la campagne du Mexique et y débarque le 31 octobre comme lieutenant en second. Sa batterie participe au difficile siège de Puébla. Durant le siège, elle est engagée sous les ordres du général Bazaine lors du combat de San Lorenzo contre les troupes du général Comonfort qui tentent de briser le siège. Au matin du 8 mai 1863, la batterie de la Garde se porte vivement en avant, se met en batterie et répond vigoureusement au feu des 8 canons de l'ennemi. La bataille est un succès complet et les huit pièces ennemies sont capturées. Pour cette affaire, Gaertner est nommé chevalier de la Légion d'Honneur. Revenu en France il se fait fièrement photographier, arborant ses trois décorations (légion d'honneur, médaille de Crimée et médaille du Mexique), en tenue de campagne, talpack sans flamme ni plumet et une longue pelisse, non règlementaire.

Promu Capitaine le 6/6/1867, il passe au 4e régiment monté et est détaché à la fonderie de Bourges. Durant la guerre de 70, il sert au 4e régiment d'artillerie et après la capitulation de Metz, il est interné à Coblenz entre le 29/10/1870  et le 5/4/1871. Après la guerre, il est nommé au 1er régiment d'artillerie à Bourges.

Il est promu Chef d'escadrons le 24/2/1880 au 37e régiment d'artillerie (encore à Bourges), puis officier de la Légion d'Honneur.

Il finit sa carrière comme Lieutenant Colonel, commandant le 8e régiment d'artillerie territoriale, toujours à Bourges, cette ville ayant décidément conquis tout son intérêt... Il est mort le 29/4/1901.

 

Charles Alexis Piquemal

Il est promu Lieutenant le 1/5/1858. Le 9/3/1859 il est admis dans la Garde comme lieutenant en second à la 3e batterie à pied du régiment monté. Il fait partie des cadres envoyés en Italie en 1859. A Magenta, en fin de journée, il installe ses pièces dans les bâtiments de Ponte Nuovo qu'il organise défensivement. A Solférino, il n'est pas engagé, si ce n'est en fin de journée où la batterie tire au jugé quelques coups sur des troupes en mouvement qui paraissent appartenir à de la cavalerie ennemie, mais faute de but certain, le tir cesse presque aussitôt.

Après la campagne d'Italie, le régiment à pied est transformé en un régiment monté et une division à pied composée d'une compagnie de canonniers servants et d'une compagnie de canonniers pontonniers sont créés. Picquemal passe à la division à pied le 1/4/1860 et quitte alors le régiment temporairement, mais le retrouve dès le 15 juin, nommé lieutenant en second à la seconde batterie. Le 29/12/1860, il est nommé lieutenant en premier, puis passe à la 1ere batterie le 28/8/1861. Le 18/12/1862, il quitte le régiment pour se marier.

 

Photo Disdéri (Paris)

     

Ils ont servi dans l'artillerie de la Garde : Capitaine Clairin,


Lors du rétablissement de la Garde en 1854, une compagnie du génie lui est attachée. Portée à deux compagnies, ses effectifs reteront modestes (7 officiers et 712 hommes). Ces troupes participent cependant au opérations en Crimée. Par mesure d'économie, ces troupes seront licenciées en novembre 1865. 

Adrien Camille Joseph Oscar Blondeau

 

Né le 12/12/1813 à Livourne (Italie)

Capitaine le 22/1/1841. Il a commandé une compagnie de pontonniers envoyée en juin 1849 pour participer au siège de Rome. Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 10/5/1852.

A partir de 1859, la division du génie de la Garde Impériale est commandée par un chef de bataillon. Blondeau qui est Chef de bataillon depuis le 15/12/1855 et occupe un poste au 3e régiment du Génie est le premier à occuper cette fonction prestigieuse.

Il est ici photographié par Pierson, portant les aiguillettes de la Garde (le corps du génie de la Garde les ayant portées dès 1854 à la différence de l'infanterie qui attendra 1860 pour les arborer) et le chapeau ferré. Il porte la croix d'officier de la Légion d'Honneur, distinction qu'il a reçue en 1859.

Son passage dans la Garde lui permet d'être promu Lieutenant Colonel le 14/1/1863, il est alors nommé professeur de fortifications à l'école du Génie de Metz.

Promu Colonel le 2/3/1867, il est directeur des fortifications à Mezières lorsque la guerre de 1870 éclate.

La garnison composée de 3.000 hommes est opposée à l'armée prusienne à partir du 1er septembre 1870. L'investissement de la place a lieu le 25 décembre et après 28 heures de bombardement, Blondeau qui a été nommé commandant de la défense le 3/12/1870 et Général de brigade le 19/12/70, doit capituler le 2 janvier 1871. Une commission d'enquêtre réunie après la guerre concluera "Le commandant supérieur Blondeau mérite le blâme pour avoir capitulé en n'ayant détruit qu'une partie de son matériel et de son armement et avoir abandonné à l'ennemi une énorme quantité d'aprovisionnements et de vivres de toute espèce."

Après guerre il n'exexce pas de commandement actif et est membre du Comité des fortifications.

Nommé Commandeur de la Légion d'Honneur le 3/8/1875, il est retraité en 1883. Il est mort le 25/3/1886.

Photo Pierson (Paris)

     


L'escadron du train des équipages de la garde est créé le 17/2/1855. Les compagnies du train de la Garde sont engagées en Italie, au Mexique et en 1870.

   

Nicolas Auberthot

 

Sous lieutenant le 2/6/1855, il sert au 4e escadron du train. Il y fait la campagne d'Italie.

Il est nommé Lieutenant le 21/3/1860 et rejoint l'escadron du train des équipages de la garde Impériale.

En septembre 1862, l'Empereur décide de l'envoi d'un détachement le la 1ere compagnie du train pour le Mexique. ce détachement, composé de 73 hommes est commandé par le lieutenant Auberthot. C'est en particulier au siège de Puébla qu'il se distingue pour son service d'ambulances. Cet engagement vaut la croix de chevalier de la Légion d'Honneur à Auberthot.

Il se fait photographier quelques semaines plus tard au Mexique, dans le beau dolman du train de la Garde.

Auberthot est promu capitaine le 3/8/1869 est est affecté au 3e régiment du train. Son destin en 1870 n'a pas été retrouvé.

Il ne figure plus dans l'annuaire de 1874.


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