Le 3e Régiment de Chasseurs à cheval

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Historique sous le IInd Empire et le début de la 3e république

 

Le 3e Chasseurs est en métroploe durant les campagnes de Crimée et d'Italie. En octobre 1861, il part pour l'Algérie et caserne à Bou Saada et Batna.. En janvier 1862, deux escadrons participe à la colonne Pein vers Tuggurt, mis ne sont pas engagés. En avril 1863 le régiment participe à une nouvelle colonne de pacification et a quelques engagements avec la cavalerie Arabe à Dayet el Abarah (12 blessés). En septembre le régiment a un engament plus sérieux à Téniet el Rihr et perd plussieurs hommes et officiers. Le 3e Chasseurs rentre en France en 1865, après avoir participé au service d'escorte de l'Empereur pendant son voyage dans la province de Constantine.

En 1867, le régiment est embrigadé avec le 7e régiment de chasseurs et est envoyé en Italie pour servir au sein du corps du général de Failly, mais n'y part que brièvement, entre novembre et décembre.

Durant la guerre contre l'Allemagne, il envoie 4 escadrons à la division du général de Clerembault. Il est en réserve à Borny et à Rezonville. lors de la bataille de Saint Privat, il soutient la retraite du corps de canrobert dans la soirée et execute quelques charges en fourrageurs pour maintenir l'ennemi à distance et perd 21 hommes et 16 disparus.

  

Gustave Alexandre Maurice Timoléon Stellaye Baigneux de Courcival

 

Né le 18/7/1834 à Courcival (Sarthe), il est issue d'une vielle famille noble et militaire de Normandie et du Maine.

Elève de Saint Cyr en 1851, il est nommé Sous lieutenant le 1/10/1853, au 3e régiment de chasseurs. Il y est promu Lieutenant le 2/8/1858 et sert en Algérie. Entre 1861 et 1865, il réalise en Algérie l'un des premier reportage photographique au Sahara oriental et est nommé membre de l'académie de photographie. Il deviendra plus tard membre de la société de géographie. Il a gardé de l'Algérie certaines habitudes de tenue, comme le noeud au col, qu'il porte sur cette photo.

Nommé Capitaine le 6/1/1865, il est présent en Italie en octobre et novembre 1867 et recoit la médaille de Mentana ainsi que la croix de la Légion d'Honneur.

Le 28/12/1867, il est nommé aux chasseurs à cheval de la Garde Impériale, mais il y reste peu de temps, car il est muté au 3e régiment Hussards en avril 1869 au moment de son mariage, comme capitaine adjudant major. C'est dans ce grade qu'il débute la guerre de 1870 à l'armée du Rhin. Engagé à Wissembourg, puis à Reichshoffen, il combat à Sedan le 1/9/1870 et il a un cheval tué sous lui, alors qu'il commande le 3e escadron de son régiment. Echappé de l'encerclement avec une partie des escadrons, de Courcival continue la guerre à l'armée de la Loire et sert au 6e régiment de cavalerie mixte, comme commandant du 1er escadron.

Marquis à la mort de son père en 1871, il démissionne de l'armée peu après la guerre et se retire dans ses terres, devenant maire de Courcival et ecrivain d'histoire locale du Maine. Il exerce en même temps le commandement du 27e régiment territorial comme Lieutenant Colonel. Il meurt en 1908.

Photo Gustave (le Mans)

 


Adolphe Napoléon Thiébault

Né le 15/2/1844 à Paris, c'est un sous officier du 3e régiment de chasseurs à cheval, avec lequel il fait la guerre de 1870.

A la suite des batailles autour de Metz et de la capitulation de la ville, il est envoyé en captivité. Nommé Sous lieutenant le 13/11/1870, il retrouve son régiment à son retour des forteresses allemandes.

Lieutenant le 1/12/1876, il est ici photographié le 17/9/1883, cliché dédicacé à son "ami Heintz", sous lieutenant au même régiment en garnison à Abbeville. Il porte le dolman modèle 1872, à collet échancré, caractéristique des premières années de la troisième République.

Nommé capitaine le 20/12/1883, il passe au 10e régiment de hussards, où il va commander un escadron et recevoir la croix de chevalier de la légion d'honneur. Il est retraité major du 3e régiment de chasseurs d'Afrique en 1900.

Photo Bocher (Abbeville)

   


   

François Adrien Saintotte

Né le 20/11/1824 à Versailles.

Sous lieutenant le 20/1/1851 au 3e régiment de chasseurs. Le 1/7/1861, il est nommé adjoint au trésorier.

Lieutenant le 13/3/1867, il est décoré de la médaille de Mentana, puis de la Légion d'Honneur en 1868. Lors de la guerre de 70, à la bataille de Saint Privat, Saintotte figure parmis les officiers blessés de la fin de journée.

Après la guerre, il est promu Capitaine le 23/4/1872, et sert comme adjudant major, poste dans lequel il est photographié ci contre (comme l'indiquent ses galons dont celui du milieu est en argent). Il finit sa carrière comme commandant un bureau de recrutement à Auxerre.

Photo Walrand (Maubeuge)


Ludovic Marie Michel Huralt de Vibraye

Né le 8/2/1845 à Paris , ancien élève de l'école de Saint Cyr (promotion 1864-1866 d'Oajaca), il est nommé sous lieutenant le 1/10/1866 au 6e régiment de hussards. 

Lieutenant le 19/10/1870.

Capitaine le 11/5/1874 au 11e régiment de hussards.

Chef d'escadrons le 7/3/1885, il est major au 7e chasseurs.

Lieutenant Colonel le 11/10/1892 au 3e régiment de chasseurs. Il en devient le colonel le 11/7/1895, et va commander le régiment jusqu'en 1905, sa carrière étant ralentie pour des raisons politiques, car il a une réputation d'officier clerical et réactionnaire. Il est nommé officier de la légion d'honneur en 1900.

Général de brigade le 24/12/1904, il commande la 7e brigade de cavalerie et finit sa carrière comme commandeur de la légion d'honneur.

  

 

Les colonels du 3e chasseur à cheval

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