Gaston Alexandre Auguste de GALLIFFET, né le 23/1/1830 à Paris

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Engagé en 1848, il est brigadier (3/10/1849), puis sous officier (13/12/1850).

Il devient sous lieutenant en 1853. Au Guides, il participe à la guerre de Crimée (Chev LH 1853). Le 15/6/1855 il est cité à l'ordre de l'armée comme s'étant particulièrement distingué dans l'enlèvement de vive force des redoutes russes en avant de Sébastopol.

Lieutenant 1857. Il part en Algérie et suit toutes les expéditions de la période. Il participe aussi à la campagne en Italie. 

Capitaine 1860 au 2em Spahis à Mascara. Officier d'ordonnance de l'Empereur

Chef d'escadron le 24/7/1863 au 1er Hussards, il va en Algérie (Tlemcen). Off LH1863. Nommé successivement au 6em Hussards, puis 12em Chasseurs. Il participe à la campagne du Mexique. Il est cité à l'ordre du corps expéditionnaire le 2/4/1863 comme ayant rendu, alors qu'il remplissait les fonctions d'aide major des tranchées, des services signalés lors de la prise du couvent de Guadalupe dans la nuit du 31 mars au 1e avril. Le 19/4/1863, il est très grièvement blessé (ventre ouvert par un éclat d'obus) lors du siège de Puébla dans l'attaque contre le cadre 29.

Encoré blessé, il ramène en France les drapeaux pris à l'ennemi. Rétabli il retourne au Mexique et commande la contre guerilla française (Orizaba et Medellin). Il est nommé Lieutenant Colonel le 17/6/1865. Il est une nouvelle fois cité à l'ordre du corps expéditionnaire le 24/2/67, pour avoir donné une impulsion ferme et intelligente à toutes les opérations de la contre guerilla et avoir conduit l'affaire de Medelin (7/1/1867) avec un coup d'oeil et une vigueur remarquables.

Colonel le 14/8/1867, il prend le commandement du 8e régiment de Hussards. Le Lieutenant de Broissia l'a décrit dans ses souvenirs : "Il avait alors 36 ans, une tournure élégante, des traits d'une extrème finesse, d'une distinction de grand seigneur, un regard perçant, eclatant d'audace et d'énergie, un regard fait pour tout voir d'un seul coup et surtout pour commander. Malgré la grâce et l'élégance de sa tournure, il était d'une force physique étonnante  ; son corps, bien que percé déjà par les balles, labouré par les éclats d'obus, n'avait besoin ni de repos ni de nourriture. Commander, aller au feu, voilà ce dont il ne pouvait se passer. C'était un ensemble admirable et je ne crois pas que même sous le Premier Empire, il y ait eu de silhouette militaire comparable à la sienne." A la suite d'un duel pour une question féminine avec le prince Murat, sous Lieutenant du régiment, Galliffet est mis en retrait d'emploi quelques mois et doit quitter son régiment pour prendre le commandement en Algérie du 3e régiment de Chasseurs d'Afrique.

Général de brigade le 30/8/1870. Commande la brigade de chasseurs à cheval qui charge à Sedan. En Captivité après Sedan, il retourne en France pour commander une brigade de cavalerie de l'armée de Versaille et participe aux opérations contre la Commune où il se distingue pour sa férocité envers les insurgés. Après ces opérations, commande la subdivision de Batna (Comm LH 1873), puis la 31eme brigade (1874-1875).

Général de division 3/5/1875. Commandant la 15eme division (1876-1878), puis le 9eme CA (1879-1881). GO LH 1880. Réalise les manoeuvres de cavalerie de septembre 1879. GOLH 1880. Commande le 12eme CA (1882-1886). Président du comité de cavalerie (1881-1885), considéré comme le grand maître de la cavalerie française. Membre du CSG (1882-1894). GC LH 1887.

Retraite 1895

Ministre de la guerre en 1900, il reprend en main l'armée secouée par l'affaire Dreyfus, il rétablit la suprématie du pouvoir politique sur les nominations des hauts emplois militaires.

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