|
L'élite des
colonies Les officiers
du premier régiment de la Légion Etrangère en
1901 |
|
Cette photographie, prise entre septembre et
décembre 1901 présente l'état major du 1er régiment de la
Légion.
Les officiers fournissent une brochette
impressionnante de baraoudeurs dont les décorations témoignent des
campagnes effectuées en Afrique du Nord, au Tonkin, ansi que
dans des destinations plus exotiques, comme le Dahomey ou
Madagascar. |
|
|
Les principaux
officiers |
|
Chef de
corps............................................................
Lieutenant
colonel.....................................................
Chef de
bataillons....................................................
....................................................................................
|
Colonel Dautelle
Cussac
Hoerter
Brundsaux
|
|
|
|
Colonel
Dautelle
Alcime Cyrille Dautelle est né le
3/10/1849 dans la Marne. Il est élève à saint Cyr lorsqu'éclate la
guerre de 1870 et il est nommé sous lieutenant le 14/8/1870.
Affecté au 13e régiment de marche, il fait campagne au 13e corps
d'armée.
Il s'est distingué lors des
opérations contre la Commune le 22/5/1871 et y a reçu la croix
de la légion d'honneur, ainsi qu'une promotion comme lieutenant pour
avoir pris d'assaut une barricade sur l'avenue d'Orléans et y avoir
été blessé d'un coup de révolver à l'avant bras droit et d'un coup
de biscaïen à la cuisse droite.
Promu capitaine en 1876, il part
au Tonkin en janvier 1884 pour commander une compagnie du 143e RI.
Il se distingue aux 7 pagodes, à Bac Ninh, puis lors de la campagne
de lang Son et est cité à l'ordre du corps
expéditionnaire.
Revenu en France, il est promu
chef de bataillon, puis lieutenant colonel dans l'infanterie
métropolitaine, puis, à sa nomination comme colonel le 29/8/1900, il
prend le commandement du 1er régiment étranger.
Il finira sa carrière comme
général de brigade, commandant la subdivision de Mascara en Algérie
(1904-1910). Il est mort en 1926. |
|

|
Lieutenant Colonel Cussac
Né le 5/5/1851 à Agen, Pierre François Cussac
est fils d'un cantonnier. Saint Cyrien, il rejoint pour la première fois l'Algérie en 1884 aux
tirailleurs algériens.
Officier supérieur en 1893, il a servi
au 2e régiment étranger au bataillon de marche envoyé à Madagascar
en 1896.
Il est Lieutenant Colonel du 1e régiment
étranger le 30/1/1900 et sert en Algérie, hormis un passage à
Madagascar entre avril 1900 et mars 1901 comme commandant le
régiment de marche. Il y a été nommé
officier de la Légion d'Honneur en juillet 1900.
Il est promu Colonel en mars 1905 (au 105e
RI), puis général de brigade le 21/12/1909, adjoint du préfet
maritime de Cherbourg.
Il est mort le 29/1/1919, commandeur de la
Légion d'Honneur. |
|
|
Commandant
Hoerter.
Né en 1846, Jean Georges Hoerter, fils de
boulanger, s'est engagé comme simple soldat en 1863 au 28e
régiment d'infanterie. Il va y servir 27 ans, y étant
nommé officier en juillet 1870 et en y faisant la guerre de
1870.
C'est en juillet 1890 qu'il rejoint l'Algérie
à sa nomination au 2e régiment de Zouaves.
Promu Chef de bataillon, il rejoint le 1er
régiment étranger en avril 1896. Hormis un passage d'un an à
Madagascar (avril 1900-mars 1901), il a servi dans ce poste en
Algérie. Promu officier de la Légion
d'Honneur en juillet 1901, il prend se
retraite quelques mois plus tard.
Il est mort en 1905.
|
|

|
Commandant
Brundsaux.
Paul Brundsaux est l'un des héros de la
Légion. Sa silhouette illustre le monument aux morts de la Légion à
Aubagne. Né le 4/10/1855,
il a enchainé les campagnes
coloniales. Dans ses souvenirs, le
général Tahon en fait un portrait détaillé :"Officier sortant de Saint Cyr, d'une très bonne famille des
Vosges, son père étant docteur en médecine, Brundsaux était
lieutenant au 4e zouaves à Tunis lorsqu'il fit connaissance d'une
jeune chanteuse au café concert. Enthousiste comme il l'était, il se
donna entièrement à sa conquête, pourtant facile et pendant quelques
mois mena joyeuse vie. Mais un jour, sa maitresse lui ayant annoncé
qu'elle était enceinte, il ne douta nullement qu'il fût le véritable
père et, malgré les conseils de son colonel, les prières de son père
accouru à Tunis, il voulut à tout prix épouser la future maman.
L'autorisation de se marier lui étant refusée, il donna sa démission
pour épouser librement la mère de son enfant. Pour vivre il se fit
alors voyageur de commerce en mercerie et il ne réussit pas. Il
était dans la misère lorsqu'il apprit un beau jour qu'il était
possible de reprendre du service à la Légion à titre étranger et
après quelques démarches, il obtint sa nomination de lieutenant au
2e étranger au Tonkin. Il partit avec femme et enfant et mena là bas
la vie dure de premier conquérants de notre grande colonie.
Plusieurs fois attaqué, il fit avec sa femme le coup de feu pour
disperser les pirates et les pavillons noirs afin de se frayer un
passage dans la brousse. Revenu en Algérie au bout de quelques mois,
il partit au Dahomey où avec la croix de chevalier, il gagna son
grade de capitaine au titre français. Il fit ensuite la première
campagne de Madagascar où il se distingua, fut cité et promu
chef de bataillon, ayant ainsi en six mois rattrapé ses camarades de
promotion. En rentrant il eut à bord un duel avec un camarade et à
son arrivée à Oran mena quelques jours la grande vie. Son grand
plaisir le soir était de se rendre en compagnie de jeunes officiers
dans les cafés concerts, exigeant de l'orchestre qu'il joue
immédiatement la marche de la légion, faute de quoi il brisait
tables, chaises et bocks. Je le perdis ensuite de vue. J'ai pourtant
appris qu'il avait fait campagne au Maroc et qu'il avait terminé sa
carrière comme général gouverneur de la Corse. Il avait peu de temps
après son retrour de Madagascar, abandonné femme et fille pour
s'acoquiner avec une negresse." Il commandera des
brigades actives durant la guerre. Il est
mort le 2/1/1930. |
|
|
| |